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Commentaire #0123 ajouté le 03/06/2016 par Vincent Rodriguez (Associé au commentaire #0122)

Le « capitaine du paquebot » a changé de destination.
Les passagers sont-ils d’accord ?


Comme beaucoup de néo-calédoniens, je suis avec intérêt, depuis des décennies, les informations concernant la vie scolaire, sociale, économique, politique de la Nouvelle-Calédonie. J’avoue ne pas comprendre, ou plutôt de comprendre trop bien ce qui se trame dans le dos des Calédoniens, qu’ils soient mélanésiens, européens ou de toute autre ethnie.
Impossible de s’appuyer, pour être correctement informés, sur les résumés des multiples réunions, plus ou moins secrètes, produits par des médias. Ces résumés sont nécessairement partiels et parfois partiaux, souvent erronés. L’objectivité journalistique, bridée par un consensus obligé et une autocensure de la vérité, n’est pas de mise.
Tout comme il est difficile de s’appuyer sur les textes officiels publiés pour des cercles d’initiés et auxquels le grand public n’a pas accès ou très difficilement, ou trop tard pour en saisir toute la complexité. Combien de néo-calédoniens ont seulement vu, et à plus forte raison lu, l’intégralité du texte des « Accords de Nouméa »? Pourtant, la plupart, en réunion de salon nouméen, se livre à des exposés fondés sur les avis ou commentaires exprimés par les média ou les dirigeants politiques. Ce mode de propagation de l’information politique est grave car il concerne et implique toute la population de Nouvelle-Calédonie, sans distinction d’origine ethnique ou sociale. Dès lors, c’est toute la population qui peut être trompée par de faux éclairages du texte initial.
Ce texte initial est pourtant très intéressant, car on y trouve la phraséologie pompeuse caractéristique des rédactions de l’Enarchie des Hauts Fonctionnaires de la République. C'est-à-dire des phrases bien construites, sonnant bien, d’une rhétorique apparemment parfaite. mais dans lesquelles chacun peut trouver la justification de son avis car la construction du texte permet des interprétations multiples. Ces énarques ou haut fonctionnaires, très souvent les deux, sont en effet de vrais « experts » dans la construction de textes dont la forme procure un plaisir auditif certain chez l’auditeur, tandis que le fond est fait d’une parfaite langue de bois à sens multiples.
La forme étant moins importante que le fond, le lecteur doit savoir que « Communiquer et Informer » n’ont pas le même sens. De nos jours on entend trop souvent les « spécialistes en communication ». Rarement de vrais informateurs impartiaux sur le sujet abordé. On communique sur tout mais on s’informe de peu.
La preuve que le texte de l’Accord de Nouméa manquait de clarté, et qu’il continue encore d’en manquer, nous a été donnée par les multiples et très coûteuses réunions du « suivi des accords » : l’explication du sens du texte initial méritait donc tous ces voyages. Il convenait de faire plaisir aux uns et aux autres afin qu’ils disent unanimement que le texte sert bien leurs convictions, ou leur absence de conviction !!.
Une seconde preuve est fournie par le fait que, les discussions ayant lieu à Paris, chaque signataire de l’ « Accord de Nouméa » se déclare là-bas, au sortir des discussions, en accord avec l’interprétation du texte, et donc en accord aussi avec les deux autres partenaires, pour se contredire et montrer les divergences d’interprétation sitôt rentrés à Nouméa.
Par ailleurs, et pour insister sur le mensonge quant au fond du texte, le fait d’avoir prévu trois référendums de sortie de l’ « Accord de Nouméa » en cas de vote opposé à l’Indépendance, signifie tout simplement que le vote populaire n’est pas pris en considération. (Comme n’a pas été pris en considération le vote négatif du référendum de 2005 fait en France pour accepter ou refuser la constitution européenne. Les Français ayant majoritairement dit « non » à la Constitution européenne rédigée par Valéry Giscard D’Estaing, une campagne médiatique d’intoxication collective s’en est suivie pour interpréter le vote comme un vote « contre l’Europe », ce qui n’était pas le cas, et violer ce vote par(lors de la) réunion des députés et les sénateurs (réunis en congrès à Versailles) qui ont adopté la Constitution. Résultats : le projet européen de rapprochement des peuples est devenu une réalité dépourvue d’identité dominée par la Finance et les banques.
Même volonté de violer la démocratie en Nouvelle-Calédonie. Il faudra re-voter et re-re-voter si les résultats du premier et du second référendum ne conviennent pas aux souhaits des rédacteurs de l’Accord : l’indépendance pure et simple de la Nouvelle-Calédonie, masquée derrière le verbiage relatif au « transfert des compétences régaliennes ». Et pourquoi pas un quatrième ou un cinquième référendum ?
Si les rédacteurs savent à l’avance quel est le bon vote acceptable, pourquoi alors recourir à des Référendum falsifiés, et ne pas imposer le choix dès le départ ?....
Parce qu’il fallait prendre tout le temps nécessaire pour que le peuple calédonien se convainc peu à peu que la « solution finale » - pardon : la « bonne » solution - venait de lui et de lui seul. Le peuple doit obéir aux lois votées par ses élus, y compris lorsque ces lois vont à l’encontre de ses intérêts ou de sa volonté. Poussé au paroxysme dans l’Europe des 25, ce viol de la démocratie impose aux élus de se soumettre aux diktats émis par les technocrates de la commission européenne de Bruxelles. Les commissaires européens ne sont pas élus démocratiquement mais cooptés, comme aux plus beaux temps de l’URSS, où le « politbureau » était également coopté. On en a vu le résultat humainement catastrophique. Comme on constate les résultats sociaux, humains, culturels et économiques catastrophiques et destructeurs depuis que l’Europe est gouvernée par des « diktateurs ». Et pourtant l’union européenne est une bonne idée qui a été déformée, hélas!
Comment continuer à croire que les instances dirigeantes élues sont tenues, en démocratie, de respecter la volonté du peuple exprimée par un (ou plusieurs) référendum. Les habitants de la Nouvelle-Calédonie se préparent à participer au référendum pour clarifier une fois pour toutes le problème posé.
Sous réserve bien sûr que les résultats s’imposent à tous ! Les querelles au sujet des listes électorales témoignent des tentatives extrêmes pour achever le viol de la démocratie en Nouvelle-Calédonie. Elles sont en complet désaccord avec la devise imposée à la Nouvelle-Calédonie : « Terre de parole, terre de partage » ?
Ce viol de la démocratie par corps électoral interposé n’est pas le seul. Tandis que, conformément au texte de l’« Accord de Nouméa » ratifié part le peuple calédonien en 1998, plusieurs partis politiques réclament sa stricte application en exigeant d’en sortir par Référendum (1 seul si le vote est en faveur de l’Indépendance ; 3 si le vote est en faveur du maintien dans la République !!!), le sénateur de la Nouvelle-Calédonie, signataire de l’« Accord », propose de passer outre à la ratification populaire en favorisant la rédaction d’un nouvel accord qui sera sans doute concocté et rédigé par les énarques et les fonctionnaires d’Etat.
A-t-il eu cette idée tout seul ou lui a-t-elle été suggérée par ces amis parisiens? Mystère.
Il se trouve – mais ce n’est pas un hasard ?- qu’une drôle de « commission d’experts » arrive en Nouvelle-Calédonie. Bizarrement, les membres de cette « commission » sont les mêmes que ceux qui ont rédigé l’« Accord de Nouméa». Les Calédoniens peuvent donc légitimement se poser des questions sur les réelles intentions de ces « experts » pour leur avenir et pour l’avenir de la Démocratie. Dans la plus parfaite « respectabilité », ils ne respectent pas leurs premières propositions ni les engagements des différents élus et de l’Etat.
Et ce n’est pas un hasard non plus si le nouveau Haut Commissaire de la République qui prendra ses fonctions prochainement (Lataste !) est un revenant qui maîtrise parfaitement la finalité indépendantiste de l’Accord de Nouméa.
L'universitaire Jean-Brice Herrenschmidt, auteur de la devise "Terre de parole, terre de partage", a expliqué qu'elle était une invitation à l'échange culturel et au partage des richesses (www.gouv.nc/). Si cette devise se contente d’inviter à l’échange culturel sans qu’elle implique le respect de toutes les cultures, cela revient à promouvoir le bavardage pour le bavardage, et la suprématie d’une culture sur les autres. La culture de chaque individu est le résultat de son héritage familial, social, éducatif et de son propre vécu. Comme la majorité des Calédoniens est métissée (voire multi métissée !!), quelle peut être sa culture ?
La véritable sanction d’une réussite culturelle, (que l’individu soit métis ou pas !) réside dans sa capacité à s’assumer pleinement, à s’accepter tel qu’il est et à conduire sa vie pour sa propre réussite, dans le respect des autres.
Comment, en effet, connaître l’épanouissement personnel et vivre heureux si la moitié, le tiers, le quart ou le plus petit pourcentage de ce qui fait la personne humaine n’est pas reconnu elle-même ou par les autres ? Nier la plus petite partie de soi-même, tout comme nier la plus petite partie de l’autre, c’est se condamner à vivre dans le mensonge, et dans la promesse de l’échec.
Le « Destin commun » ou le « vivre ensemble » est indissolublement lié à cette réalité. Sans le respect égal de toutes les cultures, on ne peut pas décemment parler de « destin commun », et celui-ci ne peut se contenter d’être un slogan à finalité politique. Il doit intégrer le fait que les Calédoniens devront pousser leur formation scolaire, universitaire et professionnelle de plus en plus loin car, à défaut d’études sérieuses et poussées au maximum de ses capacités, le petit nombre d’habitants de la Nouvelle-Calédonie ne pèsera pas lourd face à la mondialisation et à l’âpreté du capitalisme déshumanisé.
Celui-ci en effet ne s’intéresse pas du tout au quotidien du petit peuple. On le constate partout dans le monde où les déstabilisations des économies et des sociétés, les révolutions téléguidées de l’extérieur, voire les guerres inter étatiques, sont de bons moyens pour vendre des armes, exploiter les matières premières, prendre le contrôle des secteurs les plus productifs (mines ; énergies ; plantations etc…) des pays les plus faibles. Ce faisant, le niveau de vie des populations recule, la population se paupérise, la santé publique et l’accès à l’instruction régresse, quand ce n’est pas la durée de vie des plus fragiles qui se réduit. Les petites gens meurent à la guerre ou de faim…
En revanche, l’exploitation des matières premières étant particulièrement rentable, les actionnaires des grandes compagnies tirent le meilleur profit de la situation. Et la classe sociale dominante ainsi détachée de la population, se lie avec les puissances ou des intérêts d’argent étrangers au pays. Les dépenses d’armement augmentent, au prétexte qu’il faut garantir la sécurité extérieure et la stabilité intérieure.
Le monde étant surpeuplé, beaucoup de dirigeants, politiques ou financiers, malgré leurs discours démagogiques, sont en réalité peu sensibles à toutes ses misères humaines.
En Nouvelle-Calédonie, la notion de « terre de partage » reste beaucoup trop vague pour être un authentique moyen de construire un quelconque « destin commun ». Elle signifie, en théorie, que tous les habitants de Nouvelle-Calédonie partageront toutes les richesses et les moyens de les produire, dans l’intérêt de tous. Dans la pratique, elle est surtout le moyen de contraindre une partie de la population, plutôt d’origine allogène, à partager ce qu’elle a accumulé par son travail et ses impôts avec une population d’origine essentiellement indigène peu productive et toujours branchée sur une revendication nationaliste de nature exclusive.
Ainsi, loin de favoriser un quelconque « destin commun », la notion de « terre de partage » peut se traduire dans les faits par : « ce qui est à moi reste à moi, et ce qui est à toi on partage ». Cette formule bien connue est confortée et actualisée par le livre sorti en 2015 « Pilleurs d’Etat » de Philippe Pascot (Max Milo éditions). L’auteur cite Agatha Christie en exergue de son livre: « Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups ! ».
N’est-il pas vrai, d’ailleurs, que depuis l’ « Accord de Nouméa », le nombre d’illettrés, de pauvres et de SDF (sans domicile fixe) est en augmentation constante sur le Territoire. Comme d’ailleurs aussi est en augmentation constante le nombre d’autres SDF (sans difficultés financières) !
Entre ces deux catégories de SDF, l’une comparable au prolétariat le plus indigents, l’autre en voie d’accaparement de toutes les richesses, on trouve une classe moyenne en voie de paupérisation : cible favorite d’une fiscalité en hausse, soumise à des réglementations administratives et des contraintes réglementaires de plus en plus exigeantes, elle trouve de moins en moins sa place dans le « destin commun Calédonien ».
Comme le disait à juste titre Roch Wamytan : "Elle (la devise) ne doit pas rester un vœu pieux, mais une parole qui engage"(www.gouv.nc/). Encore faut-il savoir à quoi elle engage. Pour parvenir à la connaissance de ce à quoi on s’engage il faudrait préciser le sens des mots et en expliciter parfaitement la pensée sous jacente. Car l’entente sera impossible si chacun peut donner aux mots employés le sens qui l’arrange. La Tour de Babel ne fut jamais achevée parce que les constructeurs ne se comprenaient plus ! L’expression « Tour de Babel » peut être remplacée par « Nouvelle-Calédonie » !
Comme déjà évoqué, pour éviter le « référendum couperet », le sénateur de la Nouvelle-Calédonie a réussi (sans doute pas tout seul !) à faire nommer par l’Etat une « commission d’experts » dont la mission est de préparer la sortie institutionnelle de « l’Accord de Nouméa » en évitant que le peuple s’exprime par référendum(s).
Les élus calédoniens, et certains autres habitants curieux, ont déjà le texte de « travail » proposé par les « commissaires experts ». Aux dires des rédacteurs, ce texte préliminaire mérite des explications et éventuellement quelques modifications. Ainsi, les élus du peuple auront l’impression de participer à la rédaction finale. Surtout qu’il est prévu de les réunir tous au Congrès afin que les « commissaires désignés » puissent répondre à leurs interrogations et apaiser toutes leurs craintes.
Or, on sait que celui qui est passé maître ès « conduite de réunions » connait d’avance les conclusions vers lesquelles il orientera le débat. Par la suite, les « rédacteurs » du projet du texte de base pourront affirmer que les élus sont les vrais auteurs du texte définitif puisqu’ils sont les décideurs in fine.
Ce « document de travail » est suffisamment complexe pour être incompréhensible pour la grande majorité des élus. En effet, il fait référence à des documents et à des traités de portée internationale que presque aucun élu n’a jamais vu ni, à fortiori, lu.
Cet effet est bien évidemment volontaire. Toutes ces références sont là pour aveugler les décideurs, et justifier ainsi la proposition ultérieure d’une loi fondamentale qui définira le nouveau cadre institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.
C’est là que réside le véritable objectif de la sortie de « l’Accord de Nouméa », car tout le monde sait, ou devrait savoir, qu’une loi fondamentale sert de base à toutes les autres lois. Dans beaucoup de pays, le terme « loi fondamentale » est le terme employé pour désigner une « Constitution », c’est-à-dire le texte directeur d’un nouvel Etat indépendant.
Dans cette perspective, le refus du « référendum couperet » exprime bien la peur de la consultation des électeurs qui pourraient rejeter majoritairement l’Indépendance.
Pour mieux faire avaler la pilule de la « loi fondamentale », les propositions des « commissaires experts » ont toutes les chances de se traduire par une question tarabiscotée et difficilement compréhensible à laquelle les Calédoniens auront le plus grand mal à répondre en connaissance de cause.
Le respect de la volonté du peuple, clairement et simplement exprimée lors des différents votes, est la clé de voûte de toute société démocratique. En Calédonie, comme ailleurs, ce respect est bafoué au quotidien comme dans les choix fondamentaux (Constitution Européenne ; sortie faussée de l’Accord de Nouméa) etc…
En Nouvelle-Calédonie comme en France et en Europe, la démocratie est mourante parce les élus veulent régner en maîtres absolus et imposer des modes de fonctionnements et des intérêts de plus en plus éloignées des aspirations du peuple.
Cette réalité a touché d’abord la question des programmes scolaires de plus en plus appauvrissants et des méthodes pédagogiques de plus en plus douteuses. Ceux-ci et celles-ci ont déjà des résultats très négatifs sur le développement intellectuel et moral des enfants. Et les parents n’ont plus les moyens d’y remédier. Dans ces conditions, le « Contrat social » entre l’école et la famille est rompu, l’échec scolaire augmente et rien ne semble devoir l’arrêter. Les violences, « l’incivisme » et l’absentéisme dans les établissements scolaires ne s’arrêteront pas non plus.
Elle continue sous nos yeux lorsque des « experts commissionnaires » (et certains élus) se mettent à discourir sur les « valeurs » qu’il faut mettre en exergue pour ensuite légiférer et imposer à tous celles qui leurs semblent bonnes. Les populations de Calédonie ont des valeurs de référence différentes, qui cimentent déjà les communautés à l’intérieur d’elles mêmes. Parmi toutes ces valeurs, certaines sont de nature à créer des ponts entre elles. Mais on peut, à juste titre, frémir à l’idée que ces valeurs constitutives d’un peuple puissent être décrétées par une poignée de « philosophes » autoproclamés. Ils veulent légiférer sur l’identité future des néo-calédoniens en oubliant ou en éliminant les racines propres à chacun.
Le terme « identité » est d’ailleurs ambigü. Il peut signifier ce qui est écrit sur le passeport ou sur la carte d’identité de chacun. Pris dans ce sens, l’ « identité » est évolutive et peut facilement être changée. Il peut aussi, et devrait surtout, signifier ce qu’est chaque individu du fait de ses racines familiales, ethniques et sociales. Ce sont ces racines qui participent à son éducation et qui font de lui un être unique et « incopiable », non réductible, non assimilable.
En fait, ce discours sur les valeurs aboutira, dans la logique exclusive de « l’Accord de Nouméa » à renforcer l’ascendant despotique des valeurs océaniennes et particulièrement « kanak » sur les autres ethnies. Outre l’atteinte aux droits de tous que ces dispositions comportent, ce déséquilibre ainsi créé se retournera à terme, ça a déjà commencé pour beaucoup malheureusement, contre les intérêts de la communauté mélanésienne elle-même.
En effet, la Nouvelle-Calédonie a tous les atouts pour servir d’exemple pratique au Village Terre en construction. Grâce à eux, elle peut s’inscrire dans la mondialisation, qui se fait et se fera de toute manière, avec elle ou sans elle. A elle de savoir contrôler et domestiquer son entrée dans cette mondialisation. Sa diversité ethnique et l’égal devenir de toutes les composantes de sa population en est la garantie.
Elle deviendra un contre exemple si ceux qui la dirigent sont aveuglés par leurs petits intérêts passagers ou par leur « philosophie », ou si le destin commun est vécu, comme c’est le cas actuellement, comme la prise de contrôle de l’avenir par une seule ethnie, au motif qu’elle serait « indigène ».
Malgré tous les soubresauts que la société calédonienne vit cycliquement, j’ai toujours constaté sa capacité à réagir positivement. Elle a toujours su tenir compte de sa réalité diverse et complémentaire, acceptée par tous.
Quand on est tout petit, les parents sont les gens forts et aimants qui nous protègent en cas de difficulté.
Ca mérite réflexion !

Commentaire #0122 ajouté le 02/09/2015 par Dominique

Bonjour Vincent,

C'est avec grand plaisir et attention que je lis ton travail, je te
remercie au passage d'avoir bien voulu me le transférer.

Je n'ai pas fini de le lire et si tu me le permets, j'aimerai
intervenir sur un des nombreux points que tu abordes.

"Les parents ont voulu avoir un enfant par amour. Celui-ci a besoin de
leur amour dès avant sa naissance, pendant toute sa prime enfance et
son adolescence pour recevoir une bonne éducation." V.R.

Hélas, trois fois hélas ! Là aussi la société a changé et les
mentalités avec. Je vis depuis 20 ans en brousse, sur la Côte Est, les
vieux se désespèrent de voir certains jeunes "copuler gaiement"
rassasiant ainsi une envie corporelle sans avoir une once de réflexion
quant à leur acte et aux suites possibles. Quid de l'amour ? Je
n'évoquerai pas ici les mst (maladies sexuellement transmissibles) mais
la future maternité et paternité de gamins non-encore accomplis,
incapables de s'occuper d'eux-mêmes et encore moins d'un enfant.
Combien en ai-je vu avec un bébé dans le ventre ou après l'accouchement ?
C'est un peu comme s'ils avaient un jouet qui les ferai passer au
"grade" d'adulte vis à vis de leurs familles, des amis, de la société.
C'est ainsi que trop d'enfants "poussent comme des herbes folles" comme
le dit si bien une amie. Livrés à eux mêmes, sans repères, baladés de
familles accueillantes, d'oncles en tantes, de grands-parents et parfois
au final à la maison d'enfance où trop d'enfants viennent grossir
l'association.

Voici, un des méfaits majeur de la société de consommation, chacun
peut se remplir comme il veut, se remplir le ventre de nourriture,
d'alcool ou d'enfant, les poumons de cannabis, les oreilles de bruit.
L'individu n'est alors plus que corpus, un corps qui doit jouir de
tout et immédiatement, voilà la nouvelle raison d'être et d'être reconnu.

Pour certains d'entre-nous ou plutôt des jeunes, fini la conscience
travaillée, façonnée par les parents, les enseignants, les éducateurs.
Fini les règles. On est par ce que l'on possède et non plus par qui
on est. Là n'est pas le problème mais bien la conséquence du problème.

Et pour faire prendre ou re-prendre conscience de la beauté de
l'existence, de la vie, de l'humain, le chemin me semble long,
difficile et tellement semé d'embûches par des démagogues de la bonne
pensée laïcarde. Ils l'ont voulu, ils l'ont fait et ils vont s'enfuir
devant "leur" créature. Seuls resteront à nouveau les consciencieux (de conscience).

Bon, j'arrête là et je m'aperçois que ton texte m'a fait écrire plus
que prévu.

Commentaire #0121 ajouté le 21/08/2015 par Vincent RODRIGUEZ

Eh si on apprenait à marcher sur les pieds ?

Cette question mérite d’être posée parce que, depuis une cinquantaine d’années, dans le domaine de l’enseignement, on marche sur la tête.
Depuis que des réformes comme « l’éveil » et « la méthode globale de lecture » et bien d’autres qui ont suivi et celles préparées pour la rentrée 2016, le niveau des élèves français n’a fait que chuter. Et ce n’est pas fini !
Tel est le constat des tests d’évaluation Pisa ou de l’OCDE reconnus au niveau mon-dial et européen. Dans le test d’évaluation Pisa les universités françaises du Pacifique figu-raient parmi les dernières de la France. Les plus pénalisées par cette chute ont été et sont les enfants des classes ouvrières, des chômeurs, des familles cassées, décomposées, recomposées et des femmes-mères seules.
Pourtant, depuis des années, des universitaires, des écrivains, des professeurs de lycée ou des écoles et beaucoup de personnes observatrices du niveau scolaire français l’ont dit et le disent, l’ont écrit et l’écrivent, comme je l’ai dit publiquement autrefois et écrit plus récem-ment : « La déliquescence » de l’enseignement français est une triste réalité. (Voir, entre autres, mon livre : « Parents absents….enfants perdus » in www.vrodriguez.com).
« Tout récemment, le 08 juillet 2015, la Commission d’enquête parlementaire sur le fonctionnement du service public de l’éducation et sur la perte des repères républicains dans les établissements scolaires a formulé des réformes nécessaires pour sauver l’école ». Le séna-teur Jacques Grosperrin a présenté le rapport : « Faire revenir la République à l’école ». Vingt propositions y sont faites et aussitôt brocardées par les pédagogistes qui se sont approprié, depuis les années 60, les « lois et règlements » de l’école.
Le constat de l’illettrisme et celui de ses mauvaises conséquences sociétales, en aug-mentation permanente, pour les jeunes qui sortent de l’école ne peuvent pas être niés objecti-vement.
Mais, attention, tous ceux et toutes celles qui déplorent ce constat sont considérés par les néo-pédagogues, les ministres successifs, leurs porte-paroles et les médias officiels comme des mal pensants réactionnaires et anti-progressistes.
A force d’entendre les « bien-pensants politiquement corrects » pérorer sur le bien fondé de leurs théories idéologiques on va finir par croire que les mots « réactionnaire et anti-progressiste » sont des adjectifs qualificatifs vraiment positifs et très valorisants.
En effet, les enseignants courageux qui osent enseigner les programmes basiques avec des méthodes pédagogiques éprouvées parviennent à donner une instruction et une éducation de bien meilleure qualité que ceux qui suivent béatement les consignes officielles. Ces ensei-gnants courageux savent s’adapter à leurs élèves pour leur donner les bonnes bases d’instruction et d’éducation. Ils ont le savoir et prennent le pouvoir pour le faire Certes aussi, ces enseignants courageux s’exposent au courroux des supérieurs hiérarchiques et à l’application de la « force» de la loi. Cherchez l’erreur !
A croire aussi que les syndicats professionnels de l’enseignement sont de connivence avec leur autorité et le législateur car ils n’ont pas vraiment pris la défense des enseignants agressés ou souffrants à cause de leurs conditions humaines de travail. Ils ont collaboré et collaborent encore à la rédaction des textes en vigueur ou à venir! Ils portent, en partie, la responsabilité des mauvaises conditions de travail des enseignants, qu’ils disent défendre, et de la chute de la qualité de l’enseignement.
Point n’est besoin de citer des réalités vécues en France Métropolitaine pour argumen-ter sur les mauvais résultats scolaires et éducationnels. Le pourcentage des réussites au bacca-lauréat (87.8% en 2015) n’est plus une preuve du bon fonctionnement ni de la bonne qualité du système éducatif français imposé. Chaque année, pour telle ou telle matière fondamentale, les notes sont arrangées en faveur des élèves. Des consignes sont données pour une notation bienveillante. Les matières facultatives ajoutent des points qui comblent souvent, pour l’examen, d’autres faiblesses plus incapacitantes pour l’épanouissement de l’élève et pour la qualité de son travail.
La réalité néo-calédonienne en fournit assez d’exemples sur l’illettrisme et sur la vio-lence de la jeunesse. La population locale est plus sensible parce qu’elle est directement con-cernée. Citons des exemples bien connus localement :
Tous les calédoniens se souviennent de ce qui est arrivé dans un lycée de Bourail….Ce n’est pas si lointain!
Tous les calédoniens se souviennent de ce qui est arrivé dans des écoles de Païta….C’est assez récent !
Les « responsables » pédagogiques, politiques, parentaux et des élèves se réunirent, discutèrent par petits et grands groupes….
Des questions doivent être posées. Quel est le coût réel en heures de réunions, en dé-placements et pour le remplacement ou la restauration du matériel ? Quel est le bénéfice sco-laire et éducationnel retiré de toutes ces réunions par les jeunes?....Après des jours de classe perdues, les cours ont pu reprendre certes mais dans quelle ambiance de travail ?
Officiellement ces réunions furent une réussite !
Une émission de la télévision locale fut dédiée à cette violence chez les jeunes de 15 à 18 ans. Les intervenants étaient de qualité. Leurs affirmations concordantes. La péroraison de l’émission pour résoudre le problème de la violence dans les lieux d’enseignement fut et ne pouvait être que sans effet positif envisageable.
Le problème était mal posé.
Parce que les jeunes doivent commencer dès leur prime enfance à apprendre et à prati-quer le respect de soi, des autres, de leur outil d’apprentissage comme de leur environnement en général. Le mot instruire signifie normalement « donner des connaissances, des enseigne-ments, augmenter le savoir, l’expérience de quelqu’un » (dict. La Rousse). Le mot éduquer signifie normalement conduire, indiquer le chemin à suivre par les jeunes, et bien souvent les y ramener, pour qu’ils aboutissent à leur plein épanouissement.
C’est mentir et se mentir que de croire que l’on peut éduquer les jeunes de 15 ans et plus s’ils n’ont pas reçu dès leur naissance les bases scolaires et éducationnelles. « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ».Les psychologues de l’enfance expliquent bien que la course de la vie humaine et de son éducation débute dès avant la naissance. Les premières années sont primordiales pour le bon épanouissement des jeunes. Celui qui rate le départ perd la course. Le découragement est normal. Le premier travail des multiples organismes de rat-trapage scolaire et éducationnel devrait être de redonner le moral. Parce que tout être humain peut changer et il y en a qui y parviennent après des efforts personnels extraordinaires. Félici-tations à eux !
Les conséquences négatives de ce « laisser aller » légalisé, imposé par ce pédagogisme idéologique, frappe les établissements scolaires et la société de plein fouet. Parce qu’il suffit qu’une petite partie du corps soit malade pour que tout le corps se sente mal et parfois se meure!
Plus récemment, un internat a été « visité » (mot pudique pour dire qu’il y a eu des vols) et saccagé. Un « incident » de plus !
Devant la consternation justifiée des responsables de l’établissement, le Gouvernement, les responsables de l’Enseignement et des associations des parents d’élèves ont accouru. Ce fut un geste fort d’encouragement pour les responsables de l’établissement. Merci à eux pour ce geste! Et après ?
« Pour bien apprendre, il faut vivre dans un climat correct et de qualité » (parole attri-buée au Vice-recteur par un « blog » local). Certes oui, c’est une condition nécessaire basique.
Que doivent faire les enseignants pour créer ce climat quand ils ne peuvent plus se faire écouter ni obéir à cause de quelques élèves perturbateurs ? Demandez aux professeurs du col-lège qui n’ont trouvé que le moyen ultime, et certainement à contre cœur, de la grève pour protester contre les multiples « incivilités » (quel joli mot de la novlangue) auxquelles ils sont exposés à longueur des journées. Cela s’est passé encore récemment. Que doivent-ils faire pour créer ce climat pour apprendre quand ils ne peuvent plus dire à l’élève que la leçon n’est pas apprise ou le devoir non fait? Car, s’ils disent la vérité ils peuvent s’exposer au courroux d’abord des élèves et ensuite des parents, voire de leur hiérarchie. Ces enseignants ne seront pas nécessairement soutenus par leurs supérieurs hiérarchiques. D’ailleurs, avec les lois en vigueur, souvent proposées par les pédagogistes politiquement corrects et certains syndicats, peuvent-ils être soutenus ?
Pour résoudre ce grave problème, on conseille aux enseignants de dialoguer avec les enfants. Ils l’ont toujours fait ou essayé de le faire et le font encore. Mais, pour dialoguer il faut être deux. Or quand l’autre, l’élève, n’est pas là, mentalement ou physiquement, que peut faire l’enseignant ?...Se mettre en congé maladie ? Opter pour un poste administratif dans un bureau tranquille ? Essayer de se placer sur une liste électorale en place d’éligible ? On estime à plus de soixante mille (60.000) le nombre d’enseignants qui ne sont pas devant les élèves. L’Education Nationale ignore le chiffre exact ! A raison de vingt(20) élèves par classe cela fait trois mille(3000) classes. Ou, pour résumer, les enseignants ont la solution de fuir car ils sont privés des moyens pour pouvoir exercer la profession qui est d’instruire et d’éduquer. Les multiples activités ludiques périscolaires faites pendant les heures de cours sont très souvent aussi une fuite. Un abandon de l’essentiel pour l’accessoire.
Les parents d’élèves se plaignent du « manque d’un système d’alarme et affirment que la sécurité des enfants, surtout des jeunes filles, est en jeu »(même source, « Blog » local). Certes ils ont raison. Mais les créateurs de l’insécurité dans les établissements scolaires ne sont-ils pas les enfants des parents des élèves ? Et les parents ne sont-ils pas les premiers res-ponsables de l’éducation de leurs enfants ? A leur décharge on peut dire qu’ils ont été, eux aussi, privés de certains moyens de coercition pour obliger leurs enfants à bien se conduire. Qu’on n’interprète pas cette affirmation comme l’acceptation de la violence des maîtres ou des parents. Ce serait une grossière erreur. Mais quand un enfant récalcitrant refuse d’obéir et teste ou outrepasse les limites de ce qui est acceptable, un geste de la main ou une petite fessée devient le seul discours compréhensible par lui. Et quand l’amour vrai du jeune porte ce geste difficile, l’enfant le comprendra intérieurement et plus tard il remerciera. Il est certainement plus difficile de dire catégoriquement non quand c’est justifié et nécessaire que de satisfaire tous les caprices. Dans le cas contraire, ne peut-on pas parler de non assistance à personne en danger ?
L’administration va se précipiter pour donner satisfaction aux parents, à sa façon, en installant la vidéo surveillance dans de nombreux établissements. Encore une façon de botter en touche sans résoudre le problème. Ce moyen sera inefficace pour que les jeunes perturba-teurs, les avinés ou cannabisés, ou les deux, se comportent normalement. Les policiers ou les gendarmes trouveront peut-être les jeunes responsables des « incivilités » grâce aux caméras de vidéo surveillance. Ils passeront du temps pour faire leurs rapports aux juges pour mineurs. Ces derniers vont sermonner les coupables, souvent récidivistes. Certains de ces jeunes récal-citrants seront mis dans des maisons spéciales pour jeunes délinquants. Autant de solutions de la dernière chance.
Ces jeunes ont perdu la première chance d’être bien instruits et éduqués parce que les parents d’abord et le système social ensuite n’ont pas su ou voulu la leur donner ou la leur imposer.
Les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leur enfant. Ils doivent assumer cette responsabilité s’ils veulent que l’éducation de leur jeune soit réussie. Ceci est vrai indépendamment de l’ethnie ou de la classe sociale des parents. L’enfant a besoin de la présence effective et affective des parents pour l’écouter, pour lui apprendre à marcher, à par-ler et pour suivre son apprentissage des leçons ou simplement pour être là et mutuellement se regarder vivre. Il a besoin de sentir qu’on s’occupe de lui. Il a besoin de connaître l’histoire familiale et ses valeurs pour être vraiment lui-même.
Son éducation ne se fera pas bien si elle est confiée au poste de télévision, à internet ou au téléphone mobile. Il est vrai que ces outils de communication bien utilisés peuvent servir pour l’instruction des jeunes. Mais force est de constater qu’ils servent le plus souvent pour leur distraction et pour insuffler dans leur tête des images ou des idées contraires et néfastes à une bonne éducation. Les enfants n’ont pas encore acquis le pouvoir de discernement. Cela s’apprend aussi.
Le temps passé devant les écrans est tellement important que les jeunes n’en ont plus pour étudier leurs leçons ni pour bien faire leurs devoirs scolaires. C’est plus facile et moins ennuyeux de regarder un film, de jouer ou de « chatter » (le SMS a un coût finalement impor-tant) que d’apprendre les leçons et faire les devoirs scolaires. Les parents laissent faire par facilité. Ils ne se rendent pas compte que, ce faisant, leurs enfants s’éloignent deux. Alors la cohésion familiale ne se construit pas ou disparait. Le groupe « familial » vit alors en juxtapo-sition d’individus isolés. Les parents vont ensuite se plaindre que leur enfant n’est ni instruit ni éduqué. Ils protesteront intérieurement ou en groupe contre le système éducatif qui échoue dans l’instruction et l’éducation de leur enfant. Ils en sont les premiers responsables. Mais il est toujours plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans le sien. On cherche souvent le coupable ailleurs qu’en soi-même…..
Les parents ont voulu avoir un enfant par amour. Celui-ci a besoin de leur amour dès avant sa naissance, pendant toute sa prime enfance et son adolescence pour recevoir une bonne éducation. Or celle-ci ne peut pas être donnée, et à fortiori reçue par l’enfant, si tout jeune il est confié à une garderie ou à une crèche. Quelques soient les qualités des personnels travaillant dans ces établissements, ils ne peuvent pas remplacer le rôle affectif et formateur des parents. L’enfant se sent abandonné par ceux qui lui ont donné la vie et auxquels il est viscéralement attaché. Il est surtout attaché à sa mère qui l’a senti vivre et grandir pendant neuf mois, dans la joie profonde et parfois dans la douleur. Le nouveau né, le jeune enfant, ne sait pas et ne peut pas l’exprimer pour le moment mais, quand il est confié à de tierces per-sonnes, petit à petit il sentira que ceux qui lui ont donné la vie l’ont abandonné. Comment peut-il croire que des personnes étrangères vont l’aimer vraiment? Il cherchera et trouvera un erzats familial avec les copains ou les « bandes ». Des liens forts s’établiront entre eux pour mener ensemble une vie parallèle souvent nuisible à leur épanouissement normal.
Les parents et leurs enfants souffrent de cette situation. Les uns et les autres s’enferment dans cette souffrance sans trop savoir comment agir pour y mettre un terme. Pour pallier à ce constat, il y a quelques années, le CDUH (Collectif d’Urgence Humanitaire) avait proposé d’organiser ce qu’on peut appeler « l’école des parents ». Ce collectif voulait sim-plement accompagner les parents et leurs enfants pour donner une formation adéquate à la gestion de la vie familiale. Plusieurs groupes de parents intéressés s’étaient portés volontaires avant l’acceptation de la formation par les décideurs locaux. Ceux-ci ne donnèrent pas suite au prétexte du coût soi-disant élevé. Question : quel est le coût actuel, pour la société, de l’illettrisme et des « incivilités » galopantes ?... C’est vrai aussi «qu’une certaine fonctionnaire bien placée » voulut s’approprier ce projet humanitaire indispensable. Elle aurait dû s’approprier d’abord les qualités nécessaires pour le développer ! Projet mort-né.
Il est vrai que les parents et les enseignants sont prioritairement responsables de l’instruction et de l’éducation de la jeunesse. Mais que peuvent-ils faire quand le législateur, la société ou certaines idéologies les privent des moyens nécessaires pour accomplir correctement leur devoir ?
Le législateur après avoir saboté les programmes scolaires et les méthodes pédago-giques éprouvés a réduit à néant l’autorité, donc la responsabilité, nécessaire des parents et des enseignants pour éduquer et instruire les enfants. Des écrivains, des universitaires, des professeurs de lycée et des écoles et votre serviteur ont déjà beaucoup écrit sur ce thème. Ils ont vite été ostracisés par le « politiquement correct » porté par les gouvernements successifs, des associations (combien de membres ?) subventionnées et les média aux ordres. Le résultat de cet ostracisme politico-médiatico-idéologique est que l’enfant dont ils voulaient faire un roi est devenu un malheureux sans avenir. Probablement les responsables de cet état de fait sont parvenus à leur résultat voulu, l’incompétence généralisée, parce qu’ils savaient que la foule ignare est plus malléable que la foule instruite qui réfléchit. C’est la 7ème des dix stratégies de manipulation de masses de l’universitaire et écrivain américain Noam Chomsky : « Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise ».
La société, assujettie à la grande consommation, a rendu les êtres humains esclaves de l’avoir et des apparences. Celui ou celle qui ne porte pas le dernier tricot ou la dernière robe à la mode est déconsidéré. Celui ou celle qui n’a pas le dernier téléphone mobile ou le dernier i-pad est considéré aussi comme attardé. Tous ces vêtements et outils de communications sont fabriqués par des ouvriers sous-payés, les esclaves du XXI siècle. Ils sont achetés par des per-sonnes qui vivent au-dessus de leurs moyens, souvent à crédit et ou dans la pauvreté. Autre-fois on condamnait le pauvre qui volait pour manger. Aujourd’hui on condamne ou on répri-mande parce qu’on vole l’outil ou le vêtement qui permet de ressembler aux autres. Est-ce ça le progrès ? Est-ce être soi-même ou une copie conforme de l’autre ?
Pour faciliter la progression économique, les grands bénéficiaires financiers ont favorisé l’idéologie égalitaire hommes/femmes dans le monde du travail professionnel. Les rentrées financières augmentent dans les familles. La consommation et les prix aussi. Le pouvoir d’achat diminue et les grands groupes financiers s’enrichissent.
A travail égal, salaire égal : ceci est normal et cela devrait être appliqué partout sans que l’on soit obligé de légiférer. La société entend par travail celui qui est réalisé en dehors de la maison. Celui réalisé par la femme au foyer(ou l’hommme) n’est pas considéré comme tel mais souvent déconsidéré. Et pourtant elle en réalise beaucoup, dont celui de s’occuper de l’éducation de leurs enfants et du suivi scolaire. Les multiples petites tâches journalières lais-sent peu de temps libre. Très probablement la femme au foyer fait plus de trente cinq (35) heures hebdomadaires. Alors, pourquoi ne la rétribue-t-on point par un salaire et divers droits y attachés? La femme au foyer travaille autant, peut-être plus, que celle qui va au bureau. Il y aurait un peu plus d’égalité salariale entre les femmes. Et l’Etat ferait des économies globale-ment : Il y aurait moins d’écoles de la deuxième change, moins de frais pour la réinsertion, moins de frais de réparation ou de remplacement provoqués par les « incivilités ». Il y aurait surtout, si le suivi éducationnel et scolaire est bien fait, un mieux vivre familial et sociétal. Tout ceci a un prix payé par le contribuable !
Quand les deux parents décident de travailler en dehors de la maison, c’est leur choix, ils devraient compenser en consacrant à leurs enfants le temps restant pour créer des liens familiaux solides et s’occuper de leur scolarité. Mais beaucoup préfèrent se revoir entre amis ou connaissances. On donne une certaine somme à l’enfant ou on lui laisse au frigidaire le repas préparé…et il se débrouille. D’autres préfèrent aller jouer au bingo, avec ou sans les enfants. Comment s’occuper de l’éducation et de l’instruction de ses enfants quand on ne vit pas avec eux ?
Autrefois, quand la famille était réunie à la maison et avant que l’enfant ne s’endorme, le père ou la mère allait à côté de l’enfant couché près à s’endormir pour lui lire une histoire tirée d’un livre pour enfant. L’enfant était aux anges et en redemandait. Il allait parfois, quand il savait à peine lire, prendre le livre à histoires pour le lire en catimini ou regarder les images. Il prenait ainsi goût à la lecture et petit à petit il se mettait tout seul à lire pour découvrir les belles histoires. Il se mettait en valeur devant ses camarades quand il les leur racontait. Mais toutes les familles n’ont pas de bibliothèque à la maison. C’est vrai. Mais toutes les écoles ont dans leur bibliothèque des livres à prêter. Par ailleurs les municipalités s’efforcent de créer des centres de lecture adaptés au niveau des enfants. Les moyens pour donner le goût de la lecture existent bien. Aux parents de vouloir les utiliser pour le bien et par amour de leurs enfants.
Les professeurs des écoles peuvent aussi prêter aux enfants des livres à lire à la maison. Si le maître ou la maîtresse font faire par l’élève, devant la classe, le récit de l’histoire lue, il (elle) pourra se rendre compte des progrès dans la compréhension et l’expression orale des élèves.
Bien comprendre et bien s’exprimer sont des bases pour bien s’instruire et être bien éduqué. Cela évite les incompréhensions et les « incivilités ».
Bref, la liste explicative des causes de l’illettrisme et des « incivilités » de la jeunesse calédonienne serait encore longue…Nombreux sont aussi les cas spécifiques !
Non, on ne peut pas abandonner ces jeunes paumés et dans la souffrance. Oui, ils ont besoin d’aide pour qu’ils puissent s’en sortir. Les moyens existent déjà. Mais le laxisme prôné et l’hédonisme sacralisé obscurcissent la vision des moyens basiques existants.
Le constat médiatisé de ces « incivilités » attire l’attention du grand public. Ce dernier est privé d’admirer la grande majorité des jeunes actifs et positifs, studieux et bien éduqués.
Enfin, si on veut vraiment lutter contre l’illettrisme et contre les violences tout en don-nant aux élèves une bonne instruction et une bonne éducation il faudrait :
1°) Redonner aux responsables des établissements, aux enseignants et aux éducateurs (autres fois les surveillants) les moyens légaux pour qu’ils puissent faire leur travail correcte-ment. Donner à ces personnels le pouvoir de récompenser et de sanctionner quand ils l’estiment juste et nécessaire ; autrement dit, appliquer réellement le principe de subsidiarité.
2°) Revenir à l’essentiel de l’école, c'est-à-dire apprendre aux jeunes à lire, à écrire, à compter (sans calculette), à comprendre ce qu’ils apprennent et à réfléchir personnellement. Apprendre et faire vivre, dès le plus jeune âge, le respect des autres, du matériel et de la na-ture. Est-ce qu’on peut exiger que l’élève ramasse le papier qu’il a jeté par terre ? Après on s’étonne que les bords des routes soient emplies de toute sorte de détritus…
Alors les jeunes apprendront, quand ils auront acquis ces bases, ce qui est le vrai plaisir et ce qui est nécessaire à leur véritable épanouissement. Le plaisir d’une bonne récolte ne peut venir qu’après les efforts préalables pour bien travailler la terre et bien semer. Malgré quelques incidents climatiques dans le monde agricole ou des accidents, maladies ou autres dans le cursus de la vie humaine la comparaison est bien vraie.

A Nouméa, le 20/08/2016
Vincent Rodriguez

Commentaire #0120 ajouté le 21/07/2015 par MIKAELE vAIMUA SELUI

Merci Vincent pour la publication de ma pensée qui coure mais pas forcément réfléchie. Je tiens à te remercier pour nous rappeler toujours l'essentiel et nous ramener à l'essentiel.
Le vivre ensemble est à mon humble avis comme l'horizon plus on s'approche plus il s'éloigne. C'est que sans doute je ne fais pas la bonne approche. Cependant, dans le moment présent le vivre ensemble est tellement évident quand ne s'en aperçoit pas.
Merci encore Vincent de nous partager ta sagesse. ALOFA ATU

Commentaire #0119 ajouté le 21/07/2015 par Mika

Le point de vue de ce qu’on appelait au 18ème siècle
« un sauvage »
Le vivre ensemble :
En France métropolitaine et en France « calédonienne » (dans les autres outre-mer français, ce n’est pas encore à la mode) le vivre ensemble fait son lit en fonction des « rêves » des uns et des autres. Les politiques politiciennes mises en place et leurs porte-voix, les médias, en parlent sans arrêt. On constate ce brouhaha surtout lors des crises en tous genres (économiques et autres), ou pour la construction d’un avenir commun tel que l’Europe ou autre « Fer de Lance » où les alliances sont compliquées entre les pays concernés,
Le vivre ensemble, souhaité ou dirigé par nos élus, ne reflète plus le rêve du peuple. En effet, la majorité de nos élus locaux et nationaux, une fois assis confortablement dans leur fauteuil « social », ont déjà réalisé leur rêve du « vivre ensemble », au-delà des espérances, de par les avantages du poste. Il émerge alors une mentalité, une pensée qui exclut le citoyen ordinaire. Et ils sont nombreux les citoyens. En effet, le regard sur l’autre, jeté depuis le « fauteuil social » exclut ou diminue le rêve de ce même citoyen ordinaire.
Dans ce contexte-là, la base et la motivation profonde des puissances, reconnues ou en déclin, demeure la création massive de besoins et le maintien de leurs pouvoirs. Cette création massive, de ces mêmes besoins, en passant par les plus absurdes, a pour seul objectif de générer des gains pour les grands de ce monde (dieux ou diables), pour la nation, pour le peuple et enfin pour le citoyen. Tel était le but des différentes colonisations de ces mêmes puissances. Dans les temps modernes on appelle cela du business.
On aura tous compris que cela est caché derrière des causes nobles et dont l’absurdité ne choque personne, comme ces devises en tête de gondole : « Egalité, liberté et fraternité » ou encore « deux couleurs, un seul peuple ». Vous avez dit business ? Parce que la réalité est tout autre. Vous aurez compris aussi que « le regard jeté sur le citoyen depuis le « fauteuil social », c’est le pouvoir pour soi.
La consommation des produits à maturité plus rapide tel que la pomme de terre par exemple ou ce que l’on appelle des Fast –Food (pour ne citer que ces exemples), ont remplacé et bousculé peut-être une économie plus traditionnelle mais plus humaine de la communauté d’hommes et de femmes vivant ensemble avec des besoins basics. Cette économie autorisait plus de sociabilité. Celle-ci incluait le regard sur l’autre et confortait des valeurs de partage, de solidarité, du respect du travail des hommes, le travail de la terre.
Vivre les uns à côté des autres, c’est aussi vivre ensemble comme les touristes dans un hôtel ayant les mêmes contraintes et libertés envers le patron de l’hôtel. Mais il n’implique pas le regard sur l’autre et supprime le « j’existe parce que tu es ». Quoique dans certaines situations on découvre les talents de l’homme dans le mimétisme.
C’est ici un exemple de création de besoin qui nous amène à payer (argent) un loisir factice (Chercher du plaisir ailleurs au détriment de ce que l’on a). C’est le début de la souffrance ! Un adage, (du même sauvage qui écrit), dit : « tu souffres parce que tu le veux !)*. C’est sans doute une interprétation du décalogue ou du moins un des dix commandements : « tu ne convoiteras pas le bien d’autrui ».
De nos jours, on l’achète ! Une manière déguisée d’avoir bonne conscience.
Plusieurs échelles du « vivre ensemble » définissent les projets politiques, le cap que l’on doit suivre pour une vie meilleure (je laisse à chacun de faire son opinion là-dessus).
Il faut reconnaître que le « commun » n’apporte pas ici et maintenant tout le bien imaginé ou rêvé de cette vie meilleure ou ensemble. Ce vivre ensemble qu’on aspire à construire ne date pas de la nuit des temps. Il me semble qu’il est d’aspiration récente et il s’est amplifié avec l’accession à l’indépendance de certains pays comme l’Algérie et autres colonies françaises. Cette indépendance, même au nom d’une pseudo-liberté, leur font réaliser que la création massive de besoins physiologiques, physiques, psychologiques et surtout économiques des grandes puissances sont devenus incontournables voir même nécessaires.
Dans une société de consommation commune et planétaire faite de « marche ou crève », ces mêmes pays devenus indépendants qui ont donnés la vie et versé le sang de leurs enfants, reproduisent, de manière identique, à leurs « oppresseurs » un vivre ensemble qui ressemble à « un vivre pour l’autre », une forme d’esclavage. « Vive la liberté » libres de quoi en fait, se libérer de chaînes en papier pour se mettre des chaines en fer ?
Rêvé ou imaginé avez-vous dit ? Il faudra que nous définissions ce rêve, ce vivre ensemble sinon nous sombrerons dans la convoitise avec toutes les stratégies malhonnêtes qui l’accompagnent. Effectivement, je pense que le vivre ensemble passe d’abord par la (les) valeur(s) de l’autre et pour le bien de tous. C’était vrai quand nous vivions dans une économie d’autosuffisance dans les villages et tribus d’antan.
Qu’est ce qui ce passe aujourd’hui ? Vous me direz « C’est ce que font les politiques. Des projets de société pour le bien du peuple ! Ils font des lois pour un meilleur fonctionnement de notre société !!! Et la liste des bienfaits de nos politiques consommerait à elle toute seule toute une forêt. Mais le bourdonnement des peuples mécontents se fait de plus en plus audible.
Les évangiles et les actes des apôtres dévoilent les prémices d’un vivre ensemble des premiers disciples de Jésus. Plus tard, les premières communautés chrétiennes ébauchent un ensemble de règles, de protocoles et de rites d’un vivre ensemble animé par une foi commune dans une ESPERANCE d’un monde meilleur (sans péchés) dans une vie communautaire en constante réalisation. Autrement dit dans un vivre ensemble commun à tous. Nous reviendrons sur ce point plus tard.
Il nous faut bien comprendre ce qui nous aspire à ce « vivre en ensemble ». Nos politiques locaux ou nationaux nous noient dans des arguments, des argumentaires et dans des commentaires tous aussi farfelus les uns que les autres. Arrêtons-nous le temps d’une réflexion, la droite, la gauche, nationalistes et indépendantistes déclinent tous, des mesures (rettes), des projets, une société plus équitable, se livrant à des luttes souterraines (il ne faut pas que le peuple voit) parfois avec des coups montés et des magouilles. Mais on revient toujours aux mêmes problématiques du vivre ensemble:
L’absence de sens à ce mot ou du moins nous avons tous des définitions opposées en fonction des divers intérêts de chacun (preuve du moi qui l’emporte sur le nous, on entre dans la convoitise).
L’absence de valeurs humaines s’agissant ici de la prise en compte des hommes et des femmes avec une certaine justice et justesse.
L’absence d’humanité de ce mot s’agissant ici du regard que nous portons à l’autre dans un souci de porter l’autre à notre niveau .( précisez ce qui est souligné)
L’absence d’égalité s’agissant ici de ce l’on appelle dans ce pays « faire la coutume » C’est cette solidarité, juste, en dons, en « ponctionnement » de toute la communauté pour la (sur) vie de celle-ci (sans paupérisation).
Les Calédoniens, de toutes origines confondues, peuvent encore lire « l’Histoire » de notre humanité. Cette histoire merveilleuse qui est passé par des ères lumineuses et certaines ténébreuses. Le rêve d’un monde meilleur de paix et d’harmonie, car c’est bien de cela qu’il s’agit derrière le mot « vivre ensemble », doit forcément faire le tri dans le modernisme.
Si celui-ci a apporté beaucoup de bonnes choses en termes de développement, dans le transport, dans le monde de la médecine et j’en passe… Ce fut certainement au détriment de choses plus profondes comme les valeurs, la simplicité des aléas de la vie.
Que faisaient les 1ères communautés Chrétiennes aspirant à vivre ensemble ? Il est bon de le rappeler qu’ils partageaient tout (égalité), ils vendaient le peu qu’ils avaient pour la communauté de destin chrétien (solidarité), Ils priaient ensemble parce qu’ils avaient la même foi (le regard sur l’autre, la spiritualité). Ils étaient animé par la même foi pour construire leur vivre ensemble autour de Jésus ressuscité (leur motivation et leur projet).
A travers le partage, l’égalité, la solidarité, le sens du sacrifice et la spiritualité, ce vivre ensemble a traversé les siècles pour arriver jusqu’à nous. Ceux qui la vivent au jour le jour le savent et ils sont heureux (comme les premiers chrétiens).
Ce message est arrivé jusqu’à nous, mais ceux qui l’ont transformé, interprété et même dévergondé sont au pouvoir pour nous asservir de manière plus fourbe que la colonisation*(chaînes en papier contres des chaînes en fer). Ce rêve est une espérance à laquelle nous nous agrippons et nous fait tenir debout dans nos convictions et motivations pour un vivre ensemble. Nous l’avons (que nous avons) trouvé trop pénible et lui avons préféré (préférant) un modernisme aveugle et sans pitié.
La question que je me pose aujourd’hui, parce que je fais partie de ceux qui rêvent ce « vivre ensemble » (mais c’est parce que je suis chrétien !), pourquoi sommes-nous arrivés à désirer ce vivre ensemble jusqu’à l’implorer dans nos prières ?
Arrêtons-nous le temps d’un flash-back. Certains évènements sur le territoire (Oh pardon ! on dit le pays !) ont conduit certains politiques à faire des concessions. Je ne citerai pas les évènements pour ne pas jeter de l’huile sur le feu.
Mais l’analyse amène toujours aux constats suivants : la violence ou la menace d’une violence à venir, la culture et l’entretien de la peur, le clivage entre les communautés, la vie chère…etc… Les réseaux sociaux entretiennent l’insécurité, de manière plus ou moins consciente, dans l’opinion publique (L’abus de cet outil est souvent dangereux).
C’est dans ces moments-là que l’on entend souvent parler de vivre ensemble, mais jamais quand les citoyens que nous sommes faisons des actions groupés comme pour le Vanuatu, la lutte contre le cancer et j’en passe et des meilleures. C’est là, la preuve que le mot est dénué de tout sens et on le brandit comme le serpent d’airain pour guérir les maux de notre incompétence politique, de notre incapacité à faire le tri du bien et du mal au nom du sacro-saint « politiquement correct » au détriment du bon sens et de la logique. Quelqu’un disait :….Il faut faire passer les choses sur les tamis du nécessaire, utile et du bon. Le bon sens est mort avec lui.
* « Eke mamahi ko tou loto »
*Il faut prendre la colonisation dans son sens premier avec toute la civilisation qu’elle a apportée, même s’il y a eu des dommages collatéraux. Il faut aussi reconnaître qu’elle nous a sorti du néolithique et ne pas voir seulement en elle que les dommages collatéraux dont la secte luciférienne est seule responsable.