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Commentaire #0119 ajouté le 21/07/2015 par Mika

Le point de vue de ce qu’on appelait au 18ème siècle
« un sauvage »
Le vivre ensemble :
En France métropolitaine et en France « calédonienne » (dans les autres outre-mer français, ce n’est pas encore à la mode) le vivre ensemble fait son lit en fonction des « rêves » des uns et des autres. Les politiques politiciennes mises en place et leurs porte-voix, les médias, en parlent sans arrêt. On constate ce brouhaha surtout lors des crises en tous genres (économiques et autres), ou pour la construction d’un avenir commun tel que l’Europe ou autre « Fer de Lance » où les alliances sont compliquées entre les pays concernés,
Le vivre ensemble, souhaité ou dirigé par nos élus, ne reflète plus le rêve du peuple. En effet, la majorité de nos élus locaux et nationaux, une fois assis confortablement dans leur fauteuil « social », ont déjà réalisé leur rêve du « vivre ensemble », au-delà des espérances, de par les avantages du poste. Il émerge alors une mentalité, une pensée qui exclut le citoyen ordinaire. Et ils sont nombreux les citoyens. En effet, le regard sur l’autre, jeté depuis le « fauteuil social » exclut ou diminue le rêve de ce même citoyen ordinaire.
Dans ce contexte-là, la base et la motivation profonde des puissances, reconnues ou en déclin, demeure la création massive de besoins et le maintien de leurs pouvoirs. Cette création massive, de ces mêmes besoins, en passant par les plus absurdes, a pour seul objectif de générer des gains pour les grands de ce monde (dieux ou diables), pour la nation, pour le peuple et enfin pour le citoyen. Tel était le but des différentes colonisations de ces mêmes puissances. Dans les temps modernes on appelle cela du business.
On aura tous compris que cela est caché derrière des causes nobles et dont l’absurdité ne choque personne, comme ces devises en tête de gondole : « Egalité, liberté et fraternité » ou encore « deux couleurs, un seul peuple ». Vous avez dit business ? Parce que la réalité est tout autre. Vous aurez compris aussi que « le regard jeté sur le citoyen depuis le « fauteuil social », c’est le pouvoir pour soi.
La consommation des produits à maturité plus rapide tel que la pomme de terre par exemple ou ce que l’on appelle des Fast –Food (pour ne citer que ces exemples), ont remplacé et bousculé peut-être une économie plus traditionnelle mais plus humaine de la communauté d’hommes et de femmes vivant ensemble avec des besoins basics. Cette économie autorisait plus de sociabilité. Celle-ci incluait le regard sur l’autre et confortait des valeurs de partage, de solidarité, du respect du travail des hommes, le travail de la terre.
Vivre les uns à côté des autres, c’est aussi vivre ensemble comme les touristes dans un hôtel ayant les mêmes contraintes et libertés envers le patron de l’hôtel. Mais il n’implique pas le regard sur l’autre et supprime le « j’existe parce que tu es ». Quoique dans certaines situations on découvre les talents de l’homme dans le mimétisme.
C’est ici un exemple de création de besoin qui nous amène à payer (argent) un loisir factice (Chercher du plaisir ailleurs au détriment de ce que l’on a). C’est le début de la souffrance ! Un adage, (du même sauvage qui écrit), dit : « tu souffres parce que tu le veux !)*. C’est sans doute une interprétation du décalogue ou du moins un des dix commandements : « tu ne convoiteras pas le bien d’autrui ».
De nos jours, on l’achète ! Une manière déguisée d’avoir bonne conscience.
Plusieurs échelles du « vivre ensemble » définissent les projets politiques, le cap que l’on doit suivre pour une vie meilleure (je laisse à chacun de faire son opinion là-dessus).
Il faut reconnaître que le « commun » n’apporte pas ici et maintenant tout le bien imaginé ou rêvé de cette vie meilleure ou ensemble. Ce vivre ensemble qu’on aspire à construire ne date pas de la nuit des temps. Il me semble qu’il est d’aspiration récente et il s’est amplifié avec l’accession à l’indépendance de certains pays comme l’Algérie et autres colonies françaises. Cette indépendance, même au nom d’une pseudo-liberté, leur font réaliser que la création massive de besoins physiologiques, physiques, psychologiques et surtout économiques des grandes puissances sont devenus incontournables voir même nécessaires.
Dans une société de consommation commune et planétaire faite de « marche ou crève », ces mêmes pays devenus indépendants qui ont donnés la vie et versé le sang de leurs enfants, reproduisent, de manière identique, à leurs « oppresseurs » un vivre ensemble qui ressemble à « un vivre pour l’autre », une forme d’esclavage. « Vive la liberté » libres de quoi en fait, se libérer de chaînes en papier pour se mettre des chaines en fer ?
Rêvé ou imaginé avez-vous dit ? Il faudra que nous définissions ce rêve, ce vivre ensemble sinon nous sombrerons dans la convoitise avec toutes les stratégies malhonnêtes qui l’accompagnent. Effectivement, je pense que le vivre ensemble passe d’abord par la (les) valeur(s) de l’autre et pour le bien de tous. C’était vrai quand nous vivions dans une économie d’autosuffisance dans les villages et tribus d’antan.
Qu’est ce qui ce passe aujourd’hui ? Vous me direz « C’est ce que font les politiques. Des projets de société pour le bien du peuple ! Ils font des lois pour un meilleur fonctionnement de notre société !!! Et la liste des bienfaits de nos politiques consommerait à elle toute seule toute une forêt. Mais le bourdonnement des peuples mécontents se fait de plus en plus audible.
Les évangiles et les actes des apôtres dévoilent les prémices d’un vivre ensemble des premiers disciples de Jésus. Plus tard, les premières communautés chrétiennes ébauchent un ensemble de règles, de protocoles et de rites d’un vivre ensemble animé par une foi commune dans une ESPERANCE d’un monde meilleur (sans péchés) dans une vie communautaire en constante réalisation. Autrement dit dans un vivre ensemble commun à tous. Nous reviendrons sur ce point plus tard.
Il nous faut bien comprendre ce qui nous aspire à ce « vivre en ensemble ». Nos politiques locaux ou nationaux nous noient dans des arguments, des argumentaires et dans des commentaires tous aussi farfelus les uns que les autres. Arrêtons-nous le temps d’une réflexion, la droite, la gauche, nationalistes et indépendantistes déclinent tous, des mesures (rettes), des projets, une société plus équitable, se livrant à des luttes souterraines (il ne faut pas que le peuple voit) parfois avec des coups montés et des magouilles. Mais on revient toujours aux mêmes problématiques du vivre ensemble:
L’absence de sens à ce mot ou du moins nous avons tous des définitions opposées en fonction des divers intérêts de chacun (preuve du moi qui l’emporte sur le nous, on entre dans la convoitise).
L’absence de valeurs humaines s’agissant ici de la prise en compte des hommes et des femmes avec une certaine justice et justesse.
L’absence d’humanité de ce mot s’agissant ici du regard que nous portons à l’autre dans un souci de porter l’autre à notre niveau .( précisez ce qui est souligné)
L’absence d’égalité s’agissant ici de ce l’on appelle dans ce pays « faire la coutume » C’est cette solidarité, juste, en dons, en « ponctionnement » de toute la communauté pour la (sur) vie de celle-ci (sans paupérisation).
Les Calédoniens, de toutes origines confondues, peuvent encore lire « l’Histoire » de notre humanité. Cette histoire merveilleuse qui est passé par des ères lumineuses et certaines ténébreuses. Le rêve d’un monde meilleur de paix et d’harmonie, car c’est bien de cela qu’il s’agit derrière le mot « vivre ensemble », doit forcément faire le tri dans le modernisme.
Si celui-ci a apporté beaucoup de bonnes choses en termes de développement, dans le transport, dans le monde de la médecine et j’en passe… Ce fut certainement au détriment de choses plus profondes comme les valeurs, la simplicité des aléas de la vie.
Que faisaient les 1ères communautés Chrétiennes aspirant à vivre ensemble ? Il est bon de le rappeler qu’ils partageaient tout (égalité), ils vendaient le peu qu’ils avaient pour la communauté de destin chrétien (solidarité), Ils priaient ensemble parce qu’ils avaient la même foi (le regard sur l’autre, la spiritualité). Ils étaient animé par la même foi pour construire leur vivre ensemble autour de Jésus ressuscité (leur motivation et leur projet).
A travers le partage, l’égalité, la solidarité, le sens du sacrifice et la spiritualité, ce vivre ensemble a traversé les siècles pour arriver jusqu’à nous. Ceux qui la vivent au jour le jour le savent et ils sont heureux (comme les premiers chrétiens).
Ce message est arrivé jusqu’à nous, mais ceux qui l’ont transformé, interprété et même dévergondé sont au pouvoir pour nous asservir de manière plus fourbe que la colonisation*(chaînes en papier contres des chaînes en fer). Ce rêve est une espérance à laquelle nous nous agrippons et nous fait tenir debout dans nos convictions et motivations pour un vivre ensemble. Nous l’avons (que nous avons) trouvé trop pénible et lui avons préféré (préférant) un modernisme aveugle et sans pitié.
La question que je me pose aujourd’hui, parce que je fais partie de ceux qui rêvent ce « vivre ensemble » (mais c’est parce que je suis chrétien !), pourquoi sommes-nous arrivés à désirer ce vivre ensemble jusqu’à l’implorer dans nos prières ?
Arrêtons-nous le temps d’un flash-back. Certains évènements sur le territoire (Oh pardon ! on dit le pays !) ont conduit certains politiques à faire des concessions. Je ne citerai pas les évènements pour ne pas jeter de l’huile sur le feu.
Mais l’analyse amène toujours aux constats suivants : la violence ou la menace d’une violence à venir, la culture et l’entretien de la peur, le clivage entre les communautés, la vie chère…etc… Les réseaux sociaux entretiennent l’insécurité, de manière plus ou moins consciente, dans l’opinion publique (L’abus de cet outil est souvent dangereux).
C’est dans ces moments-là que l’on entend souvent parler de vivre ensemble, mais jamais quand les citoyens que nous sommes faisons des actions groupés comme pour le Vanuatu, la lutte contre le cancer et j’en passe et des meilleures. C’est là, la preuve que le mot est dénué de tout sens et on le brandit comme le serpent d’airain pour guérir les maux de notre incompétence politique, de notre incapacité à faire le tri du bien et du mal au nom du sacro-saint « politiquement correct » au détriment du bon sens et de la logique. Quelqu’un disait :….Il faut faire passer les choses sur les tamis du nécessaire, utile et du bon. Le bon sens est mort avec lui.
* « Eke mamahi ko tou loto »
*Il faut prendre la colonisation dans son sens premier avec toute la civilisation qu’elle a apportée, même s’il y a eu des dommages collatéraux. Il faut aussi reconnaître qu’elle nous a sorti du néolithique et ne pas voir seulement en elle que les dommages collatéraux dont la secte luciférienne est seule responsable.