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Commentaire #0118 ajouté le 27/05/2015 par Vincent

« Vivre ensemble » en Nouvelle-Calédonie ?


Il y a parfois des rêves qui se réalisent. Pourquoi pas celui-ci ?

Francisco Quevedo ( 1580 - 1645), écrivain et poète du Siècle d’Or espagnol écrivit des œuvres mondialement connues. Certaines de ses œuvres avaient pour thème le songe ou le rêve. La réalité humaine y était présente dans chaque page. Dans l’un de ses livres il écrivait, je résume : « Il y a des gens qui ne savent rien mais ils savent qu’ils ne savent rien. Ceux-là font preuve d’intelligence car ils savent déjà quelque chose ; ils savent qu’ils ne savent rien. Et puis, il y a des gens qui ne savent rien mais qui croient tout savoir. Ceux-ci sont intellectuellement irrécupérables ».
Pour Quevedo, comme pour les autres êtres humains, le questionnement personnel perpétuel est toujours bénéfique et progressiste. Tous et toutes peuvent y parvenir...s’ils (elles) le veulent.
Pour mémoire il est bon de rappeler que cet auteur a vécu à l’époque si décriée, en partie avec raison, de l’Inquisition espagnole. C’est aussi à cette époque que dans l’université de Salamanque, alors une des plus grandes d’Europe, on discutait des « Droits de l’homme ». Le choc matériel et intellectuel de la découverte de l’Amérique obligeait les intellectuels à poser le vivre ensemble de leurs contemporains de façon moins évangélique. A cette époque-là il y avait encore et déjà des soulèvements pour protéger les privilèges de la noblesse et d’autres pour sortir de la misère et parvenir à de meilleures conditions de vie.

A la suite des récentes manifestations dans la rue et des « brèves » journalistiques presque quotidiennes au sujet de l’agitation politico-politicienne des partis politiques de tous bords, j’ai revisité avec curiosité, et ensuite avec intérêt, l’expression « Vivre ensemble ». Elle est très souvent prononcée et très médiatisée. C’est un premier pas !
J’ai revisité ces deux mots parce que leur réalisation au quotidien me semble indispensable afin que tous les calédoniens progressent et vivent en paix et en harmonie.
Parce que je pense que ce rêve est réalisable, vu le petit nombre d’habitants de la Nouvelle-Calédonie, alors je me permets de partager ces quelques pensées avec ceux qui voudront bien les lire et s’y arrêter un peu dans le calme et l’empathie. Il serait peut-être intelligent de retenir les leçons de l’Histoire… (Voir le livre La liberté en Espagne au XVI siècle, collection « Un autre regard », éditeur l’Harmattan , cf. :www.vrodriguez.com)
Je sais que beaucoup de jeunes aspirent et pratiquent ce « VIVRE ENSEMBLE ». Ils agissent discrètement pour rendre vivante au quotidien cette expression. Ils ne cherchent pas nécessairement la reconnaissance ni le devant de la scène. Ils agissent pour leur bien et le bien de tous. Ils trouvent ainsi leur bonheur. Ils sont courageux et progressistes. Ils sont l’avenir contrairement à ceux qui plastronnent en faisant accroire qu’ils font ce qu’ils disent.
La Nouvelle-Calédonie pourrait devenir un modèle pour les autres peuples au moment où le Village Terre est en plaine mutation technologique, matérielle et sociétale. Comme l’Europe l’était après la découverte de l’Amérique mais sans la rapidité de l’information actuelle.
Ce genre de mutation, imposée par les dieux croissance, argent, consommation, corruption et amour du pouvoir, ne débouche déjà et ne peut déboucher que sur la déshumanisation et le mépris de l’autre.
Elle fabrique des consommateurs esclaves crédules qui se disent hommes libres.
Elle veut éliminer les valeurs humaines fondamentales.
Ce triste constat va grandissant et est observable tous les jours. Qui a le courage d’avouer et surtout de s’avouer que les dieux énumérés ci-dessus sont par définition éphémères et périssables ? Et parfois aussi des geôliers de soi-même ! L’Avoir, ou les Avoirs, est éphémère. La course aux avoirs a toujours abouti à des guerres, petites ou grandes, tout le long de l’histoire humaine. L’Etre est éternel par l’apport des valeurs spirituelles. Lors des éloges funèbres on parle surtout des valeurs humaines du défunt ! Le coffre-fort n’a que faire de leur défunt propriétaire !
Le développement des valeurs humaines, spirituelles et du cœur n’a pas de limites. Elles sont éternelles et bénéfiques pour tous. Une preuve ? Les grands protecteurs financiers des grands artistes, écrivains ou philosophes des siècles passés sont tombés dans l’oubli pour la plupart. Leurs protégés sont encore mondialement connus, étudiés et célébrés, même si l’Eduction Nationale veut les faire tomber dans l’oubli. Un exemple ? Voltaire est mondialement connu pour sa qualité scripturale, même s’il est très loin d’être un modèle humaniste. Ses protecteurs financiers, que l’auteur savait si bien flatter dans ses lettres pour avoir leurs faveurs, ne sont connus que par un petit nombre de spécialistes.
Mais peut-être que certains ne vivent que pour mettre en pratique l’expression : « Après moi, le déluge ». Sans le savoir ? Consciemment ? Pour obéir à une idéologie apparemment séduisante mais réellement mortifère pour l’humanité? Ils ne sont pas l’exemple à suivre pour le bien de tous. Pour eux aussi la roue tourne et avance sur la route de la vie.


Alors….

Calédoniens, Calédoniennes,
construisons ensemble notre avenir,
dès maintenant!

Probablement, comme vous qui lisez ce texte, beaucoup de calédoniens et de calédoniennes, de toutes origines et de toutes ethnies, souffrent en silence d’un certain mal vivre qui les ronge à longueur de vie. Sans changement de leur part, la fin de ce mal vivre ne pointera pas à l’horizon.
Comme beaucoup d’autres, nous essayons d’oublier ce mal vivre en « faisant un coup de fête, un coup de pêche ou un coup de chasse » avec les copains. Ou en faisant des « coups en douce » aux uns, aux autres ou à l’ensemble. Mais, ce qui est oublié n’est pas détruit pour autant. Il reviendra par surprise… désagréable.
Comme beaucoup, nous comptons sur les riches, sur les politiques, sur l’Etat et sur l’administration leur bras armé, bref sur les autres, pour construire notre vie heureuse et prospère.
Erreur grossière d’estimation car notre bonheur ne sera construit que par nous-mêmes, à chaque instant, et par des gestes simples. Nous-mêmes veut dire moi, toi et les autres, mais d’abord moi :
On ne peut pas parvenir à cette vie heureuse et prospère si on n’est pas vrai avec soi-même et avec les autres dans toutes les occupations de la vie quotidienne. Le mensonge crée la méfiance, la désillusion et finit par semer la haine et ce qu’elle peut entraîner.
Le regard sur l’autre se doit d’être humaniste. Nous sommes tous égaux seulement devant Dieu, que l’on croit en lui ou non. Parce que le néant ne peut rien produire ni créer par définition ; donc il faut bien quelqu’un qui précéda toute création, notre création. Ou alors, notre existence est-elle une illusion ? On devrait dire néant, c’est-à-dire inexistence de tout y compris nous-mêmes, parce que l’illusion est aussi une création ! Nous sommes tous égaux devant Dieu mais différents et mutuellement complémentaires pour progresser ensemble le temps de notre vie. Dès notre conception nous nous enrichissons et grandissons avec ce que l’autre (maman, famille, ville, pays, monde) nous apporte et nous donne. La réciproque est aussi vraie et réelle. L’autarcie absolue n’existe ni pour l’être humain ni pour son environnement animal ou végétal.
Notre travail quotidien matériel, intellectuel ou spirituel apporte aux autres notre quote-part. Cette quote-part, plus ou moins grande, est le résultat des efforts personnels physiques et spirituels. Sans l’énergie physique l’esprit ne peut rien faire. Et réciproquement. Bien que, pourtant, du temps de Staline, les russes avaient expérimenté avec succès la télépathie à très longue distance pour pouvoir communiquer avec les sous marins. Et même dans ce cas, le corps de ceux qui pratiquaient la télépathie était encore vivant. Mais c’est un autre sujet. Bref, l’être humain n’existerait pas sans l’action combinée des deux énergies corporelle et spirituelle. La mort des autres nous le fait constater ; l’esprit s’en va quand le corps n’assume plus son rôle et celui-ci, le corps, se transforme en matière inerte. Le terme inerte est utilisé pour faire court ; la réalité est bien différente car les molécules corporelles se transforment en autre chose. Dans ma jeunesse j’ai eu l’occasion de constater que dans le rectangle où avait été enseveli le corps d’une victime de la révolution espagnole, le seigle poussait beaucoup plus haut.
Ensuite, tout un chacun aspire à ce que l’autre reconnaisse à sa juste valeur le résultat des efforts qu’il fait. Cette reconnaissance induit un retour verbal ou spirituel et matériel. Retour verbal ou spirituel pour affirmer et expliquer avec sa propre vérité, toujours évolutive certes, l’acceptation ou le refus de l’apport de l’autre. Retour matériel aussi car tout travail mérite son juste salaire monétaire ou autre. Ainsi conçu, cet échange pourra ou devrait provoquer un dialogue calme et mutuellement constructif. Ces deux retours, le verbal et le matériel, mutuellement acceptés sont l’essence même du vrai dialogue, de la reconnaissance et du respect de l’autre. On parvient à cet enrichissement mutuel en se mettant à l’écoute de l’autre, quel qu’il soit, pour le comprendre. Comprendre voulant signifier prendre avec ou pour soi, totalement ou partiellement selon son propre être parce que nous sommes tous différents.
Cette compréhension, comme toute compréhension, nécessite plusieurs étapes : entendre, écouter, réfléchir et agir. Ces étapes s’accomplissent parfois dans l’instantanéité. Bien voir et regarder attentivement sont aussi des conditions indispensables pour une connaissance améliorée. (On ne va pas développer ici l’importance du regard dans la compréhension de l’autre et dans les relations sociales.) La première étape est d’entendre distinctement afin de pouvoir écouter l’interlocuteur attentivement. En effet, si on n’entend pas on ne peut pas écouter et si on n’écoute pas il est impossible de comprendre. Et pour comprendre encore mieux, une empathie certaine avec le locuteur est nécessaire. Les pédagogues disaient autrefois à leurs élèves qu’ils devaient écouter avec tout leur corps… Soit dit en passant, la disposition matérielle des tables dans une salle de classe, par petits groupes, rend physiquement pénible l’écoute attentive…et fabrique, inconsciemment, l’incompréhension et de petits sous-groupes.
La réflexion objective permettra ensuite d’examiner ce que l’autre a voulu apporter verbalement ou matériellement afin de trier ce qui nous semble, dans notre vérité, acceptable ou critiquable.
« J’ai parlé » avait l’habitude de dire l’orateur pour dire que son intervention était terminée et qu’il laissait la parole à l’orateur suivant. Le dialogue s’établit ainsi. Il peut prendre parfois du temps ; souvent il est rapide quand l’écoute et une certaine empathie existent. En leur absence et surtout quand la parole est coupée, la compréhension est absolument impossible : on ne peut pas partager une idée ou estimer une action dont on ne connait pas son intégralité parce qu’elle n’a pas pu être clairement exprimée par le locuteur et à fortiori comprise par l’autre. Ce cas est fréquent dans la vie de tous les jours. On le constate aussi lors des discussions contradictoires des émissions télévisuelles. Et les journalistes passent pour être experts dans l’ « art » de couper la parole. On assiste alors à des affrontements où le vrai dialogue est absent. On pourrait parler dans ces cas de soliloques ou de dialogues de sourds. Ces affrontements verbaux dans la vie quotidienne ou médiatiques cachent mal la défense des intérêts liés à la personne, honorifiques et financiers personnels ou des groupes des interviewés. Une vision personnelle enfermée dans son moi peut cacher de véritables erreurs qu’on ignore Et bien souvent que l’on veut ignorer par égocentrisme obtus. Les lecteurs ou les spectateurs des média se méfient des relations professionnelles ou amicales, quelles que soient les affirmations des participants. Souvent non sans raison car chacun a ses faits probants à l’appui.
Peut-on construire un pays quand les uns se méfient des autres, quand le peuple se méfie des gouvernants? En Nouvelle-Calédonie, comme, hélas ! dans beaucoup d’autres pays, les uns et les autres et les gouvernants s’écoutent mais ont cessé d’écouter les aspirations profondes de l’autre ou du peuple, selon le cas.
Le vrai dialogue n’implique pas nécessairement une approbation totale de ce que l’autre dit et explique. L’un et l’autre agissent et expliquent leur action de façons différentes et parfois erronées. Agir et expliquer de façon différente est tout à fait naturel car nous sommes tous différents. Agir et expliquer de façon erronée peut être le fruit de l’ignorance. L’ouverture d’esprit et le respect mutuels peuvent permettre d’apprendre et de rectifier ensuite. Ce genre de dialogue implique la franchise personnelle mutuelle pour qu’ensemble ils progressent vers l’harmonie. Si ce « parler vrai » est absent dans le discours de l’un ou de l’autre il ne pourra y avoir comme conséquences que la discorde, la mésentente et la déconstruction de la cité harmonieuse. Une maxime pourrait résumer le comportement à avoir de chacun : Exiger ce qu’on mérite et mériter ce qu’on exige sans compromissions.

L’expression « VIVRE ENSEMBLE » propose un beau programme! Que ceux qui sont gênés par le mot ENSEMBLE se rassurent. « VIVRE ENSEMBLE » a un sens en français. Et ce sens se veut indépendant de toute connotation de politique politicienne. Il doit être compris ici dans son sens premier, c’est-à-dire, qui concerne les affaires publiques ou la vie de chacun et de tous dans un groupe qui cherche l’harmonie.
J’espère que les calédonien(e)s s’efforceront de transformer ce rêve en réalité au quotidien.
Ceux qui essayeront seront les premiers bénéficiaires, quel que soit le comportement des autres.
A chacun de décider ce qu’il veut. En sachant que tout acte posé entraîne des conséquences que l’auteur devra assumer un jour tout seul.

Vincent Rodriguez

Nouméa, le 22 mai 2015

P.S.1 : Cette ébauche mériterait un plus long développement. Les critiques raisonnées sont bien venues.

P.S.2 : Sur ce thème, avec un groupe de calédoniens j’ai coordonné la publication d’un livre qui revisite le passé, le présent et envisage le futur de la Nouvelle-Calédonie en devenir : « Nouvelle-Calédonie. Des tabous, du nickel et des hommes ». Publié aux Editions l’Harmattan. En vente en librairie, chez l’éditeur ou chez l’auteur. C.f. : www.vrodriguez.com

Commentaire #0117 ajouté le 08/04/2015 par Marie-Laure MARTIN

BRAVO Vincent pour ton analyse de la nouvelle lettre sur l'éducation que je viens de découvrir !
Il est bien évident et vraiment navrant de voir qu'une fois de plus on nous répète de beaux principes mais sans donner les moyens nécessaires pour les mettre en œuvre concrètement dans nos écoles.
Ce n'est que du bla bla et c'est bien dommage !
Respectueusement
MLaure

Commentaire #0116 ajouté le 04/04/2015 par Vincent

Réflexions sur une réalité éducative … qui ne cesse de se répéter

Entrée en matière

Comme beaucoup, j’ai reçu il y a une dizaine de jours par courrier électronique, la « lettre d’orientation et d’information » signée le 10 mars 2015 par le membre du Gouvernement en charge de l’enseignement, M. A.J. Léopold. Merci à la personne, non enseignante, qui m’a transmis le document.
Ce document ne peut laisser indifférent quiconque s’intéresse, comme moi, aux questions d’enseignement et d’éducation et ayant toujours eu la passion du bien des jeunes. Cette passion m’habite toujours, même si actuellement je la vis avec beaucoup de recul.
Je sais à l’avance, que ma réaction sera mal interprétée ou combattue simplement parce que j’en suis l’auteur. Ce procédé, que je connais bien, est inscrit au registre des choses galvaudées. Il reste que les faits sont têtus, et qu’ils continuent - hélàs !- de me donner raison.
La meilleure des preuves est inscrite dans la « lettre » de M. Léopold.
Le gouvernement calédonien veut aujourd’hui lutter contre ce sur quoi j’ai attiré l’attention des responsables au cours des dernières années, pour ne pas dire des décennies, récemment encore dans un premier livre intitulé « Deviens toi-même. Parents absents…enfants perdus » et dans un second livre publié en collaboration : « Nouvelle-Calédonie. Des tabous, du nickel et des hommes » Publiés à compte d’auteur. (1)
(1) pour plus d’information cf. : www.vrodriguez.com).
Dans ce deuxième livre, une partie d’un chapitre est consacrée à l’explication du mot respect, trop souvent réaffirmé oralement, aussitôt négligé dans ses obligations concrètes.
Pour réagir à la « lettre » du « Ministre » local de l’Education, j’ai choisi de conserver l’espoir de soumettre quelques solutions constructives pour notre jeunesse en errance et pour les équipes éducatives en désarroi.

Préalables.

Lors de l’inauguration de la classe BTS./ PME.PMI du Lycée Blaise Pascal, j’avais conseillé aux nouveaux élèves « d’enlever les claquettes et de regarder au-delà de l’horizon ».
En clair, le message était le suivant : « si vous voulez réussir, vous devez travailler beaucoup, vite et bien et projeter vos actions dans le futur, ici ou ailleurs. Ainsi vous créerez votre avenir et participerez, à votre niveau, à la création du monde à venir ! ». L’évolution actuelle du Monde, - la Mondialisation ! en bousculant tout et tous, force chacun à avancer, à grandir et prospérer, - à moins qu’on accepte d’être mis sur le bord de la route, de stagner et de subir.
Qu’il soit proche ou lointain, souvent menaçant, l’avenir constitue le but de chacun le temps de son court passage sur terre. A chacun de tracer le chemin qu’il empruntera pour parvenir, dans les meilleures conditions possibles, à sa propre réalisation.
Fort heureusement, l’homme n’est pas seul pour suivre ce chemin, aussi ardu soit-il. En Nouvelle-Calédonie, malgré les inégalités sociales ou culturelles existantes, l’adolescent est beaucoup plus accompagné que dans beaucoup de pays du monde, y compris dans des pays de l’Union Européenne.
Nous sommes des îliens, fiers de vivre sur une île paradisiaque, même si elle l’est de moins en moins. Mais si on n’observe pas la vague mondiale qui vient de l’horizon et qu’on ne prend pas les précautions nécessaires pour pouvoir la surfer, on risque d’être noyés si vite qu’on n’aura pas le temps de pleurer sur notre sort.

Cette réalité est bien connue pourtant par ceux qui sont allés voir ailleurs ou s’informent sur ce qui se passe sous d’autres cieux. Ceci devrait nous obliger à constater, ce que d’autres ont fait aussi déjà depuis des années, que le système d’enseignement tel qu’imposé par l’Education Nationale, est devenu « une machine à fabriquer l’échec » (Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République), une machine à empêcher une évolution normale des élèves. Et le pire reste à venir avec la nouvelle réforme (déforme) en préparation par l’actuelle ministre de l’enseignement, Mme Najat Vallaud Belkacem.

La responsabilité de cette dégradation n’incombe pas aux victimes, enfants, parents, enseignants et société, mais à ceux qui ont imposé ou imposent directement ou indirectement les lois et règlements parus dans le Journal Officiel de l’Education Nationale et autres publications administratives. Pour mémoire : il y a deux ou trois décennies, des classes qui formaient des diésélistes ont été dans l’obligation de fermer parce que les examens ne pouvaient pas être passés dans les conditions dites officielles. Pourtant, les « petits mineurs » calédoniens s’arrachaient les élèves qui sortaient de cette école. Un exemple révélateur parmi tant d’autres, aussi divers que la menuiserie, l’agriculture, l’environnement, …, pour ne parler que des enseignements techniques et technologiques.


Quid du « transfert des compétences d’enseignement à la Nouvelle-Calédonie »

La « Lettre d’orientation et d’information » du « Ministre » local de l’enseignement m’interpelle sur plusieurs points.
Malgré mon expérience dans l’éducation et de longues études, je ne suis pas certain d’en avoir bien compris le sens. Le « pourquoi » m’échappe autant que le « comment » ; son véritable objectif me reste inaccessible. De telle manière que je suis également certain que beaucoup de « L’ensemble des personnels des premier et second degrés » destinataires de cette lettre passeront aussi à côté du sens à lui donner.

D’abord parce que beaucoup d’entre eux ne l’auront pas reçue. Et parmi ceux qui l’auront reçue, peu l’auront lue avec attention. Quant à ceux qui l’auront lue, parions qu’ils resteront sagement dans leur coin à attendre des précisions qui ne viendront pas.

Il y a trente ans, les directeurs d’établissements se plaignaient de recevoir trop tard le courrier envoyé par la poste et justifiaient ainsi leur incapacité à y répondre. Sur ma demande un télécopieur a été offert et installé dans chaque école. Il s’en suivit une grande colère des directeurs qui étaient privés de l’excuse qu’ils avançaient pour ne pas répondre.
Quelques années plus tard, j’ai créé (avec la collaboration de certains membres de la Direction) le premier site internet accessible aux Lycéens et aux élèves de Nouvelle-Calédonie. J’ai alors eu droit à un certain nombre de noms d’oiseaux, plus colorés les uns que les autres.….
Le vice-recteur de l’époque, à qui je proposais de se connecter en laissant au Vice-Rectorat la page de garde du site, répondit par un petit sourire. Trois ans après il faisait venir de France une armada d’informaticiens…L’année suivante il offrait à chaque lycée, une boîte électronique.

Je m’étais lancé dans cette aventure parce que j’y entrevoyais le moyen de désenclaver l’enseignement de Nouvelle-Calédonie, d’offrir aux équipes éducatives et aux élèves un champ plus large de ressources intellectuelles.
J’entrevoyais aussi les grands risques pour tous ceux qui n’en feraient pas un usage intelligent, notamment que cet outil devienne une « drogue » déshumanisante pour beaucoup.
Il s’agissait d’apprendre aux jeunes à se servir d’Internet non seulement d’un point de vue technique, mais avant tout d’un point de vue éducatif et structurant pour la personne et pour l’intelligence. Les moyens informatiques pouvant en effet améliorer beaucoup la nature et le sens des apprentissages.

Constats en trois points

En Nouvelle-Calédonie, l’éducation est en train de passer à côté de ce challenge. Et de ce point de vue, peut-être vaudrait-il mieux que tous les destinataires prévus ne reçoivent pas la lettre du « Ministre » Léopold.
Certes, celle-ci préconise bien des points indispensables pour lutter contre l’illettrisme, l’absentéisme et les « incivilités » (c’est le néologisme novlangue pour parler des violences, des insultes, des dégradations etc.).
Mais avant d’en commenter les trois points essentiels, il me paraît indispensable d’énoncer un préalable :

Toutes les bonnes bases de l’instruction et de l’éducation doivent être données et acquises dès la maternelle et l’école primaire.

Après le primaire, on ne peut que tenter des réparations souvent pénibles, coûteuses et sans garantie aucune de réussite, car on ne peut plus redresser un arbre qui a grandi de travers.
Qu’on ne me fasse pas dire qu’il n’y rien à tenter pour essayer de récupérer les malheureux en échec scolaire et sociétal. Mais les conditions, les coûts et les résultats du rattrapage sont très différents. Et surtout, on aurait pu éviter des souffrances profondes chez les jeunes en difficulté.

1er point :
Comment lutter contre l’illettrisme quand les heures de cours effectives sont diminuées officiellement et beaucoup des heures qui restent amputées encore par des activités périscolaires, certes amusantes pour les enfants, mais peu utiles pour apprendre à lire, à écrire et à compter ?
Il n’y a pas si longtemps, en primaire, les élèves avaient trente (30h) heures de cours par semaine. Cet horaire hebdomadaire fut baissé à vingt sept (27) heures pour donner aux enseignants l’occasion de faire des réunions pédagogiques pendant les trois heures amputées. Ils pouvaient ainsi étudier les « réformes » en cascade.
Vint ensuite le temps des « journées pédagogiques » organisées pendant le temps scolaire, au détriment du temps des cours des élèves.
Au total, se sont six heures en moins de cours pour les élèves, plus beaucoup d’autres heures grappillées aux élèves par-ci par-là. Sans compter les heures de non-travail scolaire pour cause de bavardage et autres motifs. Pour rappel simplement, les « vacances scolaires » sont des vacances pour les écoliers. Mais c’est tellement vrai aussi que tous ceux qui exercent leur profession devant élèves encourent des risques au quotidien qu’ils méritent et ont besoin d’un temps plus long pour récupérer que le temps officiel d’un employé du public ou du privé.
Le temps de formation pédagogique, qui n’est pas très long, pourrait être pris pendant les vacances des élèves.
Les donneurs de consignes n’ont pas vu venir le raz-de-marée, tandis que les enseignants « bénéficiaires » des réformes adoptaient la consigne du « surtout pas de vague ! ».
La « lettre » qui prétend avoir vu le raz de marée de la déculturation générale, leur propose néanmoins de continuer ainsi, et de trouver la manière d’instruire et d’éduquer les élèves sans les obliger à faire les efforts nécessaires.

2è point :
La « lettre » affirme vouloir lutter contre l’absentéisme. Elle commande à l’enseignant de le constater, à l’école de le signaler à son administration, à celle-ci informer et discuter avec les parents.
Mais rien n’est précisé si l’absentéisme perdure.
Or, tout le monde sait que l’autorité des chefs d’établissements est réduite à peu de chose face aux diktats de certaines familles ; que, de ce fait, la parole des enseignants n’est plus soutenue. Qu’ainsi, les enseignants finissent par laisser faire et ne rien dire, pour ne pas se créer de difficultés administratives.
Ou bien, ils se mettent en congé maladie ! L’enseignement est sans doute – avec la Police !- le métier où il y a le plus de dépressions ou de maladies !
On trouve néanmoins encore beaucoup d’enseignants et d’éducateurs très compétents, courageux et dévoués qui ne baissent pas les bras. Félicitations à eux !
Quand les allocations familiales ont été généralisées, ce qui étaient une très bonne décision, le Collectif d’Urgence Humanitaire avait préconisé de pénaliser financièrement les parents qui ne s’occupaient pas de la scolarité de leurs enfants. Cette proposition, très sensible pour les parents, n’a pas eu l’aval des responsables. Or, ces allocations existent pour aider les parents à élever et à éduquer leurs enfants…C’est un moyen efficace pour lutter contre l’absentéisme et contre la paresse, même s’il n’est pas le seul.
Aujourd’hui, avec l’informatique, le logiciel SIGNABS peut être un bon outil. Tout comme le « Groupe académique de lutte contre l’absentéisme et le décrochage ». Encore faut-il que le premier serve à autre chose qu’à la simple comptabilité des absences. Et que le deuxième serve à soutenir réellement les équipes éducatives impliquées sur le terrain.

3è point :
Enfin, la « lettre » veut réagir contre les multiples « incivilités » (néologisme pour camoufler la violence, l’irrespect, le vol, le racket, l’alcoolisation, les bagarres, etc…).
On ne peut qu’approuver.
Mais la solution proposée par la pédagogie officielle est encore et toujours, de discuter gentiment avec les « jeunes acteurs de ces incivilités », car « c’est leur façon de s’exprimer » !
Cette théorie est un peu courte. Depuis le temps où elle est enseignée, imposée et pratiquée les théoriciens de ce « palabrisme » auraient dû se rendre compte de son ineptie. Les constats de la violence en milieu scolaire sont probants.
Les bagarres de jeunes existent depuis les temps les plus reculés de l’humanité. Les classes maternelles n’y échappent pas. C’est l’autorité combinée des parents et des enseignants qui jadis, y mettait un terme. Ce qui n’interdisaient pas, bien au contraire, des temps de discussion avec les jeunes. Les parents parlaient à leurs enfants à la maison. Le maître parlait à l’élève à l’école.
Et quand l’autorité sanctionnait, la sanction était soutenue. Par tous.
On ne retrouve pas dans la lettre du « Ministre », le principe de ce soutien aux équipes éducatives.
Or, celles-ci sont au contact direct des élèves. Dans cette relation directe, les écrans administratifs ou psychopédagogiques portés par les inspecteurs, les psychologues, et les décideurs administratifs ne fonctionnent pas.
Il faut être honnête ! Combien de formateurs « pédagogiques », de « psychologues scolaires », de « conseillers » se sont dirigés vers ces écrans professionnels précisément parce qu’ils ne pouvaient plus ou ne savaient plus tenir leurs classes ?
Ces formateurs-conseilleurs, pour certains parfaitement diplômés, pour d’autres autoproclamés dans leurs nouvelles compétences, sont capables de donner des conférences bien structurées. Ils se satisfont de leurs discours et de leurs recommandations. Mais ils ne sont pas là lorsque les choses craquent… en classe.

***

Que les choses soient bien claires.

Les rédacteurs de la « lettre » et surtout son signataire, méritent d’être soutenus car ils abordent certaines causes bien réelles de la « déliquescence » de l’enseignement.
Mais les réponses qu’ils donnent et leurs conclusions sont loin d’être suffisantes à plusieurs titres, en partie abordés plus haut. Les programmes, les méthodes pédagogiques, la manière d’apprendre à apprendre etc. méritent aussi une étude… et des actions.

La profondeur du désastre scolaire est telle qu’il faudra des années pour y remédier. Ce désastre a commencé quand furent imposées les « réformes » dites de l’ « éveil », de la « méthode globale de lecture »etc. dans les classes du primaire.
Il est donc nécessaire et urgent de réagir en revenant, comme le prévoit la « lettre » à l’acquisition des fondamentaux : savoir lire, savoir écrire, savoir compter ; savoir écouter aussi ; et savoir être avec les autres.
Or, loin de fixer ces objectifs de manière intangible, la « lettre » annonce un train de travaux de « réflexion » à venir.
Le risque évident est, encore une fois, que les plus belles intentions de la réforme s’enlisent dans des « rapports », des « projets », des « études », des « séminaires », des « chartes » et j’en passe.
Même le Congrès de Nouvelle-Calédonie prépare un projet « visant à réunir une délégation des jeunes des lycées » ! Pourquoi pas ! J’espère seulement, sans aucune illusion, qu’il ne réunira pas ces « jeunes des lycées » pendant leurs heures de cours.

On peut s’interroger à juste raison sur l’intérêt réel de ces grandes réunions, mise à part l’impact médiatique pour ceux, élèves et organisateurs, qui passeront à la télévision ou seront cités dans la presse. Des expériences récentes en sont la preuve, pour ceux qui sont attentifs aux retombées pédagogiques. Tout le monde sait, sauf peut-être ceux qui sont concernés, que toutes ces réunions et toutes ces études coûtent excessivement cher en heures de travail (et pendant ce temps le travail des participants n’est pas fait), en frais annexes et variés. Le résultat final est bien connu depuis très longtemps, ou inconnu puisqu’il avoisine du zéro pour les élèves.

La réalité actuelle dans les établissements scolaires concernant les trois points essentiels dont parle la « lettre » nécessite une action immédiate sur le terrain qui prendra en compte :
- des cours pédagogiquement bien faits pour bien inculquer les fondamentaux ;
- une exigence de travail bien fait par les équipes éducatives et les élèves ;
- une exigence de respect mutuel et d’obéissance aux consignes des enseignants et des éducateurs ;
- une formation pratique au respect de l’environnement sur le lieu de travail
- une correction objective et positive de l’apprentissage des leçons et des devoirs ;
- un soutien juste et fort apporté par les Institutions aux directeurs des écoles, collèges et lycées et aux équipes éducatives.
- le retour des actions syndicales dans leurs prérogatives d’origines qui est de défendre les enseignants sur le plan social et du droit au travail ; certains syndicats se sont en effet rendus coresponsables des « réformes destructrices » !
- la mise en valeurs d’associations de parents d’élèves comme partenaires de l’éducation, mais sachant rester aussi dans leur zones de responsabilité, c’est-à-dire n’empiétant pas sur les prérogatives pédagogiques des enseignants ni sur les prérogatives administratives de chefs d’établissements.

Pour finir, je tiens à affirmer, avec la plus grande solennité, que mon intention, en écrivant ces lignes, n’est pas de critiquer telle ou telle personne, élue, administrative ou travaillant devant élèves. Mon intention a toujours été d’aider la jeunesse à apprendre, afin qu’elle puisse développer toutes ses capacités intellectuelles et humaines.
L’intelligence des êtres humains n’est pas la propriété de telle autorité, de telle institution, ni de telle race ou de telle origine sociale. Avec un travail consciencieux tous les élèves peuvent réussir leur épanouissement. Les inégalités des conditions sociales peuvent parfois être un handicap. Bien sûr que la société devrait essayer de les diminuer. La Nouvelle-Calédonie agit en ce sens. Peut-être pas assez, diront certains.
Beaucoup de jeunes ont déjà surmonté ces difficultés par leurs efforts. Pourquoi pas les autres ?
La réussite de chacun est la résultante directe des efforts auxquels il consent pour y parvenir.
Beaucoup de jeunes prennent un plaisir naturel à faire ces efforts. Pour beaucoup d’autres il faut utiliser une certaine contrainte et le plaisir en sera la récompense. Encore faut-il pouvoir utiliser la contrainte justement et à bon escient.

Les parents et les équipes éducatives n’ont pas toujours les moyens de leurs missions parce qu’ils en ont été privés. Il faut leur rendre cette capacité
Depuis plus de cinquante ans les néo-pédagogues en vogue et les différents ministres de l’enseignement en France, certainement ailleurs aussi, ont rendu obligatoire l’application de la 7ème et de la 8ème « des dix stratégies de manipulation des masses ».
- La 7ème est : « Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise ».
- La 8ème dit : « Encourager le public à se complaire dans la médiocrité ».
Ces dix stratégies sont extraites du livre « Armes silencieuses pour guerres tranquilles » du professeur et écrivain nord-américain Noam Chomsky. Ou comment pouvoir mieux exploiter « les classes inférieures »…

Messieurs les responsables de l’enseignement, à tous les niveaux, vous pouvez continuer à vous réunir, à discuter ou à écrire des projets et des rapports de toute sorte. Mais, s’il vous plait, commencez par donner à toutes les équipes éducatives les moyens et le soutien pour qu’elles puissent faire normalement leur travail dès les petites classes.

Les parents, leurs enfants, tous ceux qui travaillent devant élèves et la société vous diront merci.
Et moi le premier.


Nouméa, le 31 mars 2015

Vincent Rodriguez

Commentaire #0114 ajouté le 29/01/2015 par Vincent

Réveil pour un vrai éveil scolaire…
Espoir ou résignation ?

Et je me suis mis à penser que la pensée qui s’éloigne de la réalité devient vite une idéologie.
L’« idéologie » est un mot inventé par D. de Tracy pour désigner la « science qui a pour objet l’étude des idées (au sens général des faits de conscience), de leurs caractères, de leurs lois, de leur rapport avec les signes qui les représentent, et surtout de leur origine » (dictionnaire Le Robert).
Les mots ont tous un sens bien précis. La connaissance de ce sens précis est la base pour que deux personnes qui dialoguent (discutent ensemble) puissent se comprendre. Si le même mot a un sens différent pour chaque interlocuteur, la compréhension entre eux devient impossible. Ou alors ils affirment s’être compris mais en réalité ils sont restés sur des conceptions mentales différentes, sans s’en rendre compte. Alors aussi, leurs actes et leur comportement différeront et les problèmes oppositionnels apparaîtront.
Les disputes et les querelles suivront, hélas ! Dans ces conditions, le respect de l’autre devient un mot vain, vide de sens. Les foules sont abreuvées, ou endormies, par des discours emplis des termes qu’elles chérissent et partagent mais dont le sens n’est pas le même pour elles que pour les discoureurs. Le peuple pense à la réalité du quotidien. Les « parleurs meneurs » pensent à leurs intérêts matériels, honorifiques ou idéologiques.
L’idéologue devient très vite « un doctrinaire imbu d’idéologie, dépourvu de tout réa-lisme » (dictionnaire Le Robert). Les vrais scientifiques le savent bien, eux qui doivent prouver par des expériences répétées que leur théorie est toujours démontrable physiquement. L’être humain étant ce qu’il est, il y a bien des scientifiques qui, pour des raisons pécuniaires, idéologiques ou autres, négligent ces méthodes de recherche. Tôt ou tard, ces derniers, se retrouvent ridiculisés. Certains seront confrontés à de graves problèmes que leur manque de rigueur scientifique ou leur ignorance intellectuelle pontifiante assumée a contribué à provoquer.
A titre d’exemple, on peut se remémorer certains procès intentés par quelques ma-lades ou familiers des morts contre certains laboratoires pharmaceutiques ! On n’a presque jamais parlé des conséquences pour l’humanité du choix fait par le Président Roosevelt quand il a décidé, conseillé par des scientifiques au service d’intérêts financiers, que la source d’énergie du futur serait l’atome ou le pétrole et non pas d’autres solutions, non pol-luantes et moins chères pourtant, mises au point par des universitaires américains et d’autres, très nombreux ! Qui trouvera la solution pour éviter la catastrophe prévisible pour la planète Terre des déchets radioactifs ? Les descendants des promoteurs de cette source d’énergie ne seront pas épargnés non plus. Les promoteurs et les scientifiques à leurs bottes s’appliquaient le proverbe : « Après moi, le déluge ». Ils ne voyaient pas que les montagnes de billets de banque, ainsi amassées, les privaient de la vue de l’avenir à long terme de l’humanité toute entière et y compris de celui de leurs descendants.
Certes, les scientifiques ont besoin d’argent pour mener leurs recherches et faire progresser l’humanité; mais, pour autant, doivent-ils sacrifier la scientificité de leurs re-cherches sur l’hôtel de la rentabilité imprudente et, à la longue, néfaste pour tout et pour tous?
Et je me suis remis à penser que la pensée qui s’éloigne de la réalité devient vite une idéologie (cf. : supra). Le va-et-vient entre l’idée ou le raisonnement intellectuel et la réalité devrait être permanent pour que le vrai progrès humain puisse se réaliser sur des bases momentanément solides. Je dis « momentanément » parce que les connaissances acquises sur la matière et sur l’esprit évoluent, souvent après d’âpres discussions. L’être humain est comme un coureur de fond sur un chemin préexistant qu’il découvre à chaque pas. Les sciences peuvent faciliter cette découverte par un travail acharné et rigoureux de recherche. L’homme découvre, chemine mais ne crée pas l’objet ou le sujet matériel ou intellectuel de sa recherche; Le chemin peut être infiniment long et grand, il se compose toujours d’éléments infiniment petits. L’univers et la planète Terre, dont nous faisons partie, sont régis par des lois immuables que les scientifiques peuvent et doivent découvrir. Ils ne peuvent pas les créer. Les chercheurs dans l’infiniment petit n’ont pas créé l’atome et ses composants. Ils les découvrent. Les plus grands astronomes n’ont créé ni les étoiles ni les galaxies. Ils les découvrent avec beaucoup d’émerveillement. Les différents Ministres de l’Enseignement ni les meilleurs pédagogues n’ont créé les capacités, nombreuses et variées des jeunes qui leurs sont confiés. Les Ministres, les pédagogues et tout le personnel éducatif sont payés pour permettre à ces jeunes d’apprendre le plus possible et devenir ainsi instruits, autonomes, compétents et libres. Depuis toujours ceux qui savaient vivaient mieux, et, par l’exemple, incitaient les autres à les imiter.
Les chercheurs et les astronomes savent bien les efforts qu’ils ont dû faire, depuis leur prime enfance, et encore maintenant, pour avancer dans leurs découvertes. Par contre, les Ministres, pédagogues et autres responsables de l’enseignement prêchent la réussite des jeunes sans efforts : il faut rendre l’enseignement ludique. Ils oublient que sans effort personnel l’épanouissement du jeune ne peut être atteint, les connaissances ne peuvent être acquises et les capacités des jeunes resteront sous-développées. On ne peut changer les lois de la nature humaine pas plus que celles de la nature en général. Dans le cas contraire on va droit contre un mur. Pour ce qui concerne le système éducatif, le nez touche déjà le mur et les yeux des responsables demeurent fermés. Leur idéologie les aveugle et beaucoup de jeunes illettrés et incompétents en payent les conséquences. Le climat social aussi.
Le cheminement intellectuel ou spirituel de l’être humain ne déroge pas à cette règle universelle. Les humains qui cherchent à connaître et à appliquer les lois de la nature gran-dissent, s’épanouissent et permettent aux autres de grandir et de s’épanouir. Par contre ceux qui s’efforcent pour les changer ou les ignorer finissent fatalement contre le mur indes-tructible de ces lois et y amènent tous ceux qui les suivent. La complexité de la réalité phy-sique et humaine contrarie très souvent les plus belles théories et chamboule les plus grandes ambitions. Quand le savant ou l’intellectuel parvient à ce constat d’erreur, il lui faut une bonne dose d’humilité, ou de franchise avec soi-même, pour accepter de se donner tort et une dose bien plus grande pour accepter de changer. On sait que la raison nécessite le réel pour être validée, comprise et acceptée. Elle permet et favorise, ce faisant, l’épanouissement de l’esprit. Les sciences physiques comme les sciences humaines se complètent ainsi pour le meilleur développement de l’homme. De tous les êtres humains. Car, quelles qu’elles soient les différences apparentes bien réelles, l’intelligence humaine, l’esprit humain, n’a ni ethnie ni classe sociale. Et la compréhension des différences est toujours un enrichissement mutuel. De la discussion jaillit la lumière…La contradiction pour la contradiction éteint la bougie…
Ce fut toujours le cas dans les grandes civilisations pour parvenir aux progrès atteints, avec souvent des oscillations dramatiques.
Et je me souviens d’avoir été traité (sous cape bien sûr) de « réactionnaire attardé » quand je m’élevais contre les « réformes » dites de « l’éveil », des « mathématiques mo-dernes » ou de la« méthode globale de lecture». Entre autres. Il y a plus de quarante ans. J’affirmais que, malgré l’argumentation alléchante utilisée par les « néo-pédagogues » à la mode et bien en cour, ces théories n’étaient pas fondées sur les réalités mentales et psycho-logiques de l’enfant, l’homme de demain.
Aujourd’hui, je constate que les « idéologues néo-pédagogues » d’alors et d’aujourd’hui, hélas encore ! ont réussi, par ces réformes imposées, à « déformer » le sys-tème éducatif pour en faire une « machine à exclure », avec le consentement passif ou actif, souvent conjugué, des syndicats des enseignants et des faiseurs des textes réglementaires. Je constate que ces mêmes syndicats n’élèvent pas la voix pour défendre les enseignants en difficulté, très souvent maltraités, menacés et parfois assassinés. Ils n’élèvent pas la voix pour permettre aux enseignants d’assurer tranquillement leurs cours. Et les médias ne dé-veloppent à satiété que les problèmes sociétaux ou pathologiques des maltraitants et des assassins (élèves et ou parents). Les maltraités et les assassinés (membres de l’équipe éducative et la société) ne représentent aucun intérêt médiatique. Ils ne deviennent que des « dommages collatéraux » ou, pour être plus précis, des victimes sans intérêt. C’est, peut-être, par instinct de survie, que beaucoup d’enseignants abandonnent leur poste pour des raisons médicales ou « pantouflent » dans des bureaux ou se font élire. C’est peut être pour ça aussi que la société est devenue si individualiste. Comme il est dit plus haut, ces « scien-tifiques de la néo-pédagogie et créateurs de programmes innovants » se refusent de sortir de leur idéologie destructrice de la formation basique nécessaire aux enfants pour leur déve-loppement normal et harmonieux.
Aujourd’hui, je constate encore que les syndicats ne « luttent » pas pour défendre un enseignement de qualité. Ce qui permettrait une meilleure réussite scolaire et humaine des élèves et favoriserait une meilleure ambiance dans les classes. Les conditions de travail des maîtres et des élèves seraient bien meilleures aussi. S’ils menaient cette lutte, ils redoreraient le syndicalisme et aideraient les enseignants à remériter la considération qu’ils avaient autrefois. Malheureusement, certains syndicats défendent avec acharnement ces théories pseudo progressistes, mortifères pour l’éveil des élèves, nuisibles pour la qualité de l’enseignement et pour la vie professionnelle des enseignants et des élèves. En fait, ils dé-fendent leur poste et les avantages inhérents
Tous ces « responsables » devraient au moins savoir que l’éveil des élèves ne con-siste absolument pas à les laisser s’exprimer sur n’importe quoi, ni à dire n’importe quoi pendant les heures de cours. Il ne consiste pas non plus à multiplier les activités périscolaires, amusantes et parfois intéressantes, mais sans intérêt pour l’apprentissage basique pour un éveil sérieux. Cet éveil sérieux se fera si l’instituteur (pardon, «le professeur des écoles ») leur apprend à lire et comprendre correctement ce qu’ils lisent, à écrire bien des phrases bien faites et sensées et à apprendre parfaitement les quatre opérations. Cet éveil sérieux se fera si les programmes scolaires répondent au besoin de culture générale solide, littéraire, historique et scientifique, nécessaire pour que les jeunes deviennent aptes à comprendre et discerner par eux- mêmes. Sans cette compréhension et ce discernement personnels on ne forme pas les jeunes au vivre ensemble. On les laisse dans l’ignorance. Pour mieux pouvoir les exploiter ?
Le rôle des « instituteurs » et des professeurs était de leur donner cette formation. Ce mot (« instituteurs ») vient du verbe « instituer », c’est-à-dire établir des normes ou des bases, en l’occurrence des connaissances, pour construire l’avenir. Il faut des bases solides pour construire, édifier et s’élever, comme toujours, partout et pour tout. Avec ces connaissances bien solides, l’élève pourra s’éveiller vraiment. S’il ne les a pas acquises parfaitement, il ne pourra jamais s’éveiller comme ses possibilités auraient pu le lui permettre.
Combien des fois les mères prononcent devant leur enfant le mot « maman » pour que celui-ci arrive à bien le prononcer ? Les bébés ont plus de difficultés pour prononcer le mot « papa » parce qu’ils doivent faire des efforts de contraction labiale pour y parvenir. Ce n’est qu’après de multiples petits efforts qu’ils arriveront à parler. Et alors on pourra dire que l’enfant est « éveillé ». D’autres multiples petits efforts seront nécessaires pour que l’éveil se poursuive. Pour prononcer correctement les mots, pour lire, écrire et compter. Une grande concentration de l’enfant est nécessaire pour y parvenir rapidement. Comme une grande concentration est aussi nécessaire à tout un chacun pour bien faire ce qu’il a à réaliser. Penser que l’on peut apprendre sans écouter attentivement est une pure utopie. L’écoute attentive, ou la concentration, a besoin que l’esprit et tous les sens du corps se fixent sur le même point ou sujet. Et comment écouter attentivement quand la classe est envahie par un brouhaha incessant ? Comment écouter attentivement quand la disposition des tables fait que l’élève tourne le dos ou doit se contorsionner pour regarder le maître ? Comment le maître peut-il instaurer le calme nécessaire à une écoute attentive quand cette disposition des tables favorise le bavardage ? Comment instaurer les conditions requises pour une bonne concentration quand le professeur est dans l’impossibilité administrative de sanctionner les perturbateurs récalcitrants ? Mission impossible. Echec de l’élève programmé et assuré.
Certes beaucoup d’élèves réussissent bien leurs études. Beaucoup d’autres réussis-sent moins bien parce que les conditions d’écoute ou de travail ne sont pas bonnes. Mais que deviennent les jeunes ayant plus de difficultés, intellectuelles ou sociales, qui se découragent et abandonnent ? Ah ! C’est vrai….on crée des formations de rattrapage, des écoles de la 2ème chance, etc. Cela donne bonne conscience et elles sont nécessaires dans l’état actuel de l’enseignement, créé par les « néo-pédagogues ». Mais elles ne sont que des coûteux cautères sur des jambes de bois pour soigner un mal irrémédiable provoqué par des initiatives « réformistes » (ou « dé formistes ? »).
Que des critiques ! Diront certains. Oui, et j’assume. Certain aussi que les respon-sables intelligents et volontaires, à tous niveaux, y trouveront, suggérées, les solutions. Et ils sont ombreux. Encore faut-il que ces responsables veuillent bien y réfléchir honnêtement et aient le courage de sortir de leur quiétude monétaire et honorifique éphémère, néfaste pour les jeunes et, par conséquent, pour l’humanité.
Tous les bons enseignants ont pu constater comment les élèves sont malins pour po-ser des questions qui dévieraient, si on leur donnait suite, le déroulement normal de la leçon. Si le professeur leur proposait de répondre à leurs questions après les heures de cours, très peu d’élèves resteraient pour écouter la réponse. Peut-être aucun. Combien d’élèves sont venus me voir, au cours de ma carrière, pour me confier que pendant certains cours, avec certains professeurs, ils abordaient des sujets hors programme ? Au vu de leur mauvais ré-sultat aux examens dans les matières enseignées par ces professeurs, les élèves n’étaient pas venus me confier ce qu’ils avaient fait à leur professeur…Mais on finit par tout sa-voir…après.
Le 14/07/2014, vers 13h (heure de Paris), j’écoutais l’interviewe d’une professeure d’anglais exerçant dans un collège d’une région périphérique de Paris. Elle expliquait avec enthousiasme comment elle avait de bonnes relations avec ces élèves. Pour atteindre ce résultat elle répondait aux questions posées par des élèves de sa classe. Ces questions n’avaient rien à voir avec l’apprentissage de l’anglais. Parfois, affirmait-elle, ces discussions duraient toute l’heure. Et je me disais que ces discussions seraient beaucoup plus conviviales si elle emmenait les élèves à la cantine ou au café du coin pour continuer la discussion ! Mais qu’advient-il de l’apprentissage de l’anglais ? Qu’advient-il de l’apprentissage des autres matières où, pendant les cours, les élèves, même ceux qui seraient bons, ne peuvent pas écouter ou sont mal vus quand ils travaillent ? Presque tout le monde est d’accord sur le constat d’échec de l’Ecole.
Si on n’apporte pas de solutions valables à ces mauvaises conditions de travail dans les classes, alors on pourra multiplier les réunions et les discours. Il n’y aura pas de vraie solution. Alors aussi, les grands « communicateurs » pourront continuer à bavarder, à orga-niser des réunions « pédagogiques » ou de « coûteux séminaires». Ils ne font rien pour que ça change. Ils n’informent pas. Communiquer ou informer, les mots ont un sens bien précis et différent…souvent confondu ou ignoré! Volontairement ?
Sans vouloir accepter la théorie du complot, au vu des constats des résultats sco-laires, on est obligé de partager l’opinion de Noam CHOMSKY, professeur au M.I.T. (Massa-chussetts Institute of Technology). Il affirmait dans la 7ème des « dix stratégies de manipula-tion des masses » à travers les média: « Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise. Faire en sore que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures » ».
Les lions prennent par le coup le lionceau récalcitrant en danger pour le mettre à l’abri. Ceux qui ont la responsabilité du système éducatif, mis à part certains enseignants consciencieux, n’ont pas ce souci de mettre à l’abri la jeunesse qui leur est confiée. Ils peu-vent continuer à pérorer pour défendre leur théorie anti-peuple. Ce sera toujours non, ils ne font rien pour vraiment aider cette jeunesse. Pour changer, il faudrait qu’ils aiment vraiment la jeunesse pour ce qu’elle est.
Mais ont peu dire oui : tant qu’ils ne changeront pas, ils continueront à mener les jeunes élèves dans le gouffre !
Le rôle du système éducatif était différent…autrefois ! Il éveillait.
Nouméa, le 27 janvier 2015

Commentaire #0113 ajouté le 19/01/2015 par Vincent

Bonjour,
Les évènements arrivés en France en ce début de l’année 2015 m’ont beaucoup impressionné, mais pas trop surpris. Le pire n’est pas à exclure si le modus vivendi des « occidentaux » et leur mode de penser et de gouverner ne changent pas. J’exprime le résumé de ma ligne de penser dans les paragraphes ci-après. Chacun l’appréciera à sa façon…

Comme tous les français et tout être normalement humain, j’ai été et continue d’être horrifié par les crimes commis de sang froid à Paris et en région parisienne. Il est très difficile de contrôler les émotions ; mais il est plus difficile encore de connaître les raisons, au-delà des apparences, qui les ont provoquées.

Je prie, à ma façon, car je crois à l’importance de la prière, pour les victimes décédées, pour les nombreux blessés et pour tous ceux et celles qui ont assisté à ces sauvages tueries. Les témoins survivants sont marqués à vie, physiquement ou psychologiquement et pour certains les deux. Je prie aussi pour les victimes physiques et psychologiques et dont la presse « bien pensante » évite volontairement d’en parler, comme les deux docteurs de Marseille assassinés la semaine dernière. Et comme tous les crimes commis de par le monde au nom du même dieu ….
J’ai eu chaud au cœur et la larme à l’œil en regardant les manifestations en France et dans beaucoup d’autres pays. Manifestations vivifiantes et destressantes. J’aurais aimé que le Front National ne fut pas exclu des manifestations . Je ne suis encarté à aucun parti mais je pense que les électeurs de ce parti sont aussi français que ceux qui se disent encore communistes et que d’autres connus pour avoir été des « porteurs de valises » du FLN algérien en guerre contre la France. Certains ont facilité ou encouragé les « rebellions populaires » contre ces régimes nord-africains ou moyen orientaux. Beaucoup de ces personnes ont été ou sont encore à des postes importants au niveau national et ou international ou sont écoutés en haut lieu.

Quand ces « collaborateurs » s’indignent et parlent d’unité nationale, alors on est en droit ou on a le devoir de s’interroger sur la véracité de leurs dires, sur la chronologie des évènements, sur la réactivité des certains média ou sur la connaissance des lieux par les criminels. On est en droit de se poser des questions sur la rigueur intellectuelle et sur la connaissance du pays réel par ces journalistes et autres communicants qui s’accaparent des émissions radio ou télé. Cercle d’ami(e)s ou bonnes connaissances qui se côtoient dans les cercles fermés parisiens. Quand l’un ou l’autre, journaliste ou intellectuel, énonce des vérités discordantes du mode de penser des salons parisiens, alors ces penseurs « politiquement incorrects» sont lynchés en boucle par tous les détenteurs de la vérité officielle. La liberté d’expression, dont les media et le gouvernement parlent en boucle, est à sens unique, très restreinte ou à géométrie variable selon l’intérêt du « politiquement correct » …..
On pourrait discourir longuement sur les aspects très positifs du comportement de toutes ces foules de manifestants pour une France terre d’accueil. On pourrait mettre en exergue quelques points de désaccord sur ces évènements récents. Ce serait peut être utile pour prendre du recul et en faire une analyse et en tirer les leçons. Est-ce possible ? Etant donné le matraquage médiatique pour orienter et récupérer les suites des manifestations, on peut objectivement se poser des questions. Ceux qui, au nom de la liberté d’expression, considèrent qu’on peut tout critiquer, même sans fondement, et insulter qui on veut, alors ceux-là doivent s’attendre à de mauvais jours, même s’ils proclament le faire au nom de la liberté d’expression. « Ils sèment le vent, ils récolteront la tempête ». Car la critique infondée et l’insulte n’ont jamais été créateur de « fraternité ni d’égalité »….

Et maintenant ?....

Cela fait des années, plus de quarante ans, que j’avais dit et écrit ce que nous constatons. Et j’étais conscient, je le suis toujours, d’être une petite voix parmi tant d’autres beaucoup plus fortes. Toutes ces voix n’étaient pas écoutées. Elles étaient étouffées et ridiculisées par l’intelligencia parisienne en accord total avec le pouvoir. Quelques exemples récents prouvent que ces voix sont maintenant mises à mort médiatiquement avec plus de violence. Certaines de ces voix sous protection policière suite aux menaces physiques.. Ces « bobos parisiens » qui gouvernent médiatiquement ou autrement sont imbibés des « idées » soixante-huitardes et mondialistes.

Je résume :
- Depuis le début des « réformes » scolaires (que j’ai appelé « déformes » ) la qualité de l’instruction et de l’éducation n’a fait que chuté. Actuellement beaucoup de jeunes
sont en échec scolaire en France et dans beaucoup de pays . D’autres, un peu plus instruits, ne savent pas s’expriment correctement ni logiquement. Ils ont presque tous un manque très grave de vocabulaire et ne peuvent pas, de ce fait, comprendre clairement le langage qui leur est tenu. L’école est devenue « une fabrique de cancres » (Rapport du l’état de la France d’un Médiateur de la République). Or, on sait bien que la violence est le mode d’expression de ceux qui ne peuvent ou ne savent pas s’exprimer oralement….(cf. : « Deviens toi-même. Parents absents….enfants perdus » in www.vrodriguez.com)
- La devise « il est interdit d’interdire » a formaté la jeunesse des années 1968. En clair, si on applique cette devise, chacun peut dire et faire ce qu’il veut sans que personne
puisse trouver à redire. Les conséquences furent et continuent d’être néfastes : cette devise permet de critiquer sans preuves et même avec les preuves récusant les critiques, d’insulter grossièrement, de mentir, voire de voler,…. Les principes républicains : Egalité, Fraternité sont ainsi bafoués. Le principe républicain Liberté est dévoyé ou alors, il ne faut pas condamner ceux qui se sentant injustement critiqués ou grossièrement insultés répondent aux critiques ou insultes avec les moyens dont ils peuvent disposer, souvent violents. Le proverbe : « qui sème le vent, récolte la tempête » est toujours d’actualité.
- « Il ne faut pas faire d’amalgame » répètent en boucle les gouvernants et les média. Cela fait des années qu’ils tiennent le même discours appris par cœur sans faire la preuve
qu’ils aient pris connaissance et ensuite analyser et compris la teneur du Coran Et s’ils l’ont comprise, alors, il n’y a plus d’espoir pour un sursaut de l’unité nationale. Car, depuis de très longs siècles, les gens du peuple ont toujours vécu en plus ou moins bonne harmonie avec leurs concitoyens sans tenir compte des différences d’opinion ou de religion. Ils avaient et ils ont d’autres soucis quotidiens pour occuper leur vie. Les multiples guerres, y compris les guerres de religion, furent déclarées pour défendre des intérêts personnels économiques et ou honorifiques des Chefs en place ou de ceux qui voulaient prendre la place. Des guerres des Chefs où l’enseignement de l’Evangile, d’amour, de paix, de fraternité et de liberté, était dévoyé. Car l’être humain est dual, corps et esprit, mais l’esprit, ou l’intelligence, est trop souvent employé exclusivement au service des appétits matériels de toute sorte. Par contre le Coran est un livre de conquérants pour des conquérants qui s’est répandu par la force du glaive pour servir les chefs. Et cette doctrine n’a pas évolué depuis son origine. Elle a été créée pour servir les appétits multiples et variés du « prophète ». La bataille de Lépante et l’intervention de la France à Alger en 1830 (c’est la France qui a créé l’Algérie) furent organisée pour lutter contre les razzias des bateaux, venant des pays musulmans du levant ou du nord-africain, et pour libérer les esclaves. Or cette doctrine du Coran est enseignée dans les mosquée de France et de Navarre sans que les gouvernements n’y trouve à redire, voire, parfois, avec leur consentement et leur aide administrative et ou financière. Heureusement, la grande majorité des musulmans est constituée par des personnes qui ne demandent qu’à vivre le mieux possible et en paix où qu’ils se trouvent de par le monde. La grande majorité des français les acceptent aussi volontiers mais sous réserve qu’ils ne perturbent pas leur qualité de vie et leur tranquillité. L’histoire de chaque pays, voire des régions à l’intérieur d’un pays, a créé au cours des siècles des us et coutumes spécifiques aux quels les habitants y tiennent. Les immigrants, quels qu’ils soient, et où qu’ils immigrent, doivent s’adapter au pays d’accueil. Dans le cas contraire cela devient une invasion, pas nécessairement pacifique. L’Histoire du monde le prouve. …
- Les pays, que l’on dit occidentaux, ont favorisé (ou fomenté) politiquement, militairement et financièrement les rebelles contre l’autorité établie des différents pays où a sévit
le« printemps arabe ». ( A l’époque j’avais prédit l’arrivée très rapide d’ « hivers rigoureux »). Ils prétendaient y établir des démocraties. En réalité les pays occidentaux ont fournis des armes à tous les grands et petits chefs « terroristes » qui massacrent des populations africaines avec des armes récupérées. Il y a quelques années déjà les « pays occidentaux », gouvernement américain en tête, ont détruit, sous des prétextes officiels plus que douteux, l’Irak et son gouvernement. Le peuple irakien souffre encore de la guerre et de l’embargo imposé. Les « pays occidentaux » ont armé (financés probablement par les pays du pétrole moyen-orientaux) les rebelles syriens (dont beaucoup venaient de l’étranger) pour renverser Assad. Les pays européens, la France en tête, continuent d’obéir aux ordres des Chefs américains pour aider à destabiliser ces régions. Les motivations économico-stratégiques mondiales des décideurs américains sont évidentes. Le résultat de tout cela ….l’expansion de la guerre civile dans tous ces pays, le massacre des populations qui ne veulent pas se soumettre aux dictats des nouveaux chefs islamistes jusqu’au-boutistes et la « guerre sainte » pour la conquête du monde. Comme le veut le Coran dicté par le « prophète ». Pour le moment les habitants de ces pays musulmans sont les premiers à en souffrent le plus. Pour le moment….Mais le temps passe vite.

Devant tout ce qui se passe…restons clair……voyants. Car les moutons de Panurge sont tous tombés dans le ravin !....
Un conseil, si je puis me le permettre : La lecture réfléchie et silencieuse de l’Evangile peut apporter tout ce qui est nécessaire pour que l’être humain commence sur terre à être vraiment heureux.

Pour ce début de l’année 2015, cet écrit n’est pas très réjouissant. L’année a mal commencé. Espérons que ces événements traumatisants deviennent la bougie allumée qui nous permette de trouver l’interrupteur et allumer ainsi la lampe qui supprimera l’obscurité. Cette obscurité nous prive de bien voir le chemin de notre avenir radieux.
Je vous souhaite de réussir à faire de cette année une année pleine de bonheur pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers.
Amicalement
Vincent Rodriguez